Estimée pour 2022 entre 3,7% et 4,4% par la Banque de France, l'inflation semble partie pour durer. Selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée jeudi 17 mars, l'inflation creuse un écart significatif de pouvoir d'achat entre les consommateurs.

Selon la Banque de France, l'inflation causée par la pandémie et la guerre en Ukraine devrait osciller en 2022 entre 3,7% et 4,4%, soit un niveau alarmant qui n'avait pas été atteint depuis 2008. D'après L'Express, cette réalité économique touche davantage les habitants des milieux ruraux que ceux des zones urbaines.

60% des ménages touchés par l'inflation

C'est en tout cas ce qu'affirme une étude publiée par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée jeudi 17 mars, selon laquelle les premiers subissent une inflation de 3,8% quand les seconds font face à une augmentation globale des coûts de 3,4%. L'étude révèle qu'à Paris, l'inflation n'excède pas les 3%.

D'après un spécialiste contacté par nos confrères, cet écart s'explique notamment par l'usage de la voiture et des dépenses de carburant afférents, plus fréquents dans les milieux ruraux. Concernant les étudiants, le taux d'inflation se situe à 2,5%, quand il est de 3,3% pour les actifs et de 3,6% pour les retraités. L'OFCE précise que 60% des ménages sont touchés par l'inflation.

Les ménages les plus pauvres moins impactés par la hausse des prix

Parmi eux, les ménages les plus pauvres seraient moins éprouvés par l'augmentation des prix. Un constat dû aux dispositifs d'aides mis en place à leur égard par le gouvernement, comme le renforcement du chèque énergie ou l'indemnité inflation de 100 euros perçue par 38 millions de personnes gagnant moins de 2 000 euros net par mois. Les auteurs de l'étude nuancent en précisant que leurs travaux se basent sur l'année 2021, une période non marquée par la guerre en Ukraine.

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Or cet événement freine le secteur de l'alimentation en impactant le commerce international. Et, comme le précise l'un des auteurs, « les catégories sociales les plus pauvres sont les plus dépendantes de la hausse de l'alimentation et elles en paient le prix aujourd'hui. » Enfin, les foyers se situant autour du revenu médian sont ceux dont le pouvoir d'achat est le plus affaibli par la situation économique.

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