Créé par la loi de séparation et de régulation des activités bancaires de juillet 2013, l’observatoire de l’inclusion bancaire (OIB) s’est réuni pour la première fois jeudi 11 septembre, sous la présidence du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Après l’épargne réglementée, la sécurité des cartes de paiement ou les tarifs bancaires, c’est donc au tour de l’inclusion bancaire de se voir dédier un observatoire au sein de la Banque de France. Sa mission : « Suivre les pratiques des établissements de crédit […], en particulier à l’égard des populations en situation de fragilité financière, […] afin d’identifier des pistes d’amélioration », explique un communiqué commun de Michel Sapin, ministre des Finances, et Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre l’exclusion. L’Observatoire publiera pour cela un rapport annuel.

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La Banque de France, dans un communiqué distinct, rappelle que « l’inclusion bancaire, en permettant à chacun de procéder à des opérations bancaires courantes, permet en effet à des personnes en situation de fragilité financière de mener une vie quotidienne normale et d’être moins exposées au risque d’isolement ». Deux sujets devraient revenir régulièrement : le droit au compte et le micro-crédit. Au cours de cette première réunion, Christian Noyer a notamment constaté la hausse régulière des désignations de banques dans le cadre du droit au compte.

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L’observatoire, dont le fonctionnement a été précisé par décret le 1er juillet dernier, rassemble des « représentants des pouvoirs publics, des établissements de crédit et des associations de consommateurs, familiales et de lutte contre l’exclusion », rappellent les deux ministres. La Banque de France aura la responsabilité de promouvoir « une action conjointe pour développer l’inclusion bancaire, demandant aux membres de l’Observatoire d’entretenir et développer une coopération constructive dans les travaux à venir. »