Après lépargne réglementée, la sécurité des cartes de paiement ou les tarifs bancaires, cest donc au tour de linclusion bancaire de se voir dédier un observatoire au sein de la Banque de France. Sa mission : « Suivre les pratiques des établissements de crédit [ ], en particulier à légard des populations en situation de fragilité financière, [ ] afin didentifier des pistes damélioration », explique un communiqué commun de Michel Sapin, ministre des Finances, et Ségolène Neuville, secrétaire dEtat chargée de la lutte contre lexclusion. LObservatoire publiera pour cela un rapport annuel.
La Banque de France, dans un communiqué distinct, rappelle que « linclusion bancaire, en permettant à chacun de procéder à des opérations bancaires courantes, permet en effet à des personnes en situation de fragilité financière de mener une vie quotidienne normale et dêtre moins exposées au risque disolement ». Deux sujets devraient revenir régulièrement : le droit au compte et le micro-crédit. Au cours de cette première réunion, Christian Noyer a notamment constaté la hausse régulière des désignations de banques dans le cadre du droit au compte.
Lire aussi : Droit au compte : le nombre de désignations en hausse depuis début 2014
Lobservatoire, dont le fonctionnement a été précisé par décret le 1er juillet dernier, rassemble des « représentants des pouvoirs publics, des établissements de crédit et des associations de consommateurs, familiales et de lutte contre lexclusion », rappellent les deux ministres. La Banque de France aura la responsabilité de promouvoir « une action conjointe pour développer linclusion bancaire, demandant aux membres de lObservatoire dentretenir et développer une coopération constructive dans les travaux à venir. »
















