Nicolas Sarkozy se rendra jeudi pour la première fois depuis 2007 en Andorre, dont les chefs d'Etat français sont coprinces depuis la fin du XVIe siècle, après une période de bisbilles entre la France et la principauté accusée d'être un paradis fiscal.

En mars 2009, Nicolas Sarkozy avait menacé de démissionner de sa fonction de coprince, qu'il partage avec l'évêque d'Urgell, si Andorre ne progressait pas sur la voie de la transparence. Si la principauté a toute « légitimité à avoir une compétitivité fiscale, c'est une autre chose que le refus de la transparence », avait notamment mis en garde le président français.

Depuis, les choses ont avancé. En septembre, le Parlement andorran a voté une loi instaurant la levée partielle du secret bancaire et le chef du gouvernement Jaume Bartumeu Cassany a signé avec Paris un accord d'échanges d'informations fiscales.

Au total, la principauté d'Andorre a paraphé dix-neuf accords du même type, notamment avec l'Espagne, le Portugal et l'Argentine, ce qui lui a permis d'être retirée en février dernier de la liste « grise » des paradis fiscaux de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Chaque pays doit en effet avoir signé douze de ces accords pour pouvoir être blanchi.

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Selon Jaume Bartumeu, la visite de Nicolas Sarkozy, qui sera le cinquième président français à visiter Andorre après Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, « démontre » qu'il « soutient la politique menée par le gouvernement andorran ces derniers mois ».