L'essentiel

  • La Poste a augmenté ses tarifs d'affranchissement pour assurer la pérennité du service postal universel malgré la baisse des revenus liée à la diminution du nombre de lettres.
  • Les tarifs ont augmenté au 1er janvier pour les lettres recommandées, la lettre services plus, l'e-lettre rouge, la lettre internationale et les Colissimo envoyés par les particuliers.
  • Malgré cette hausse, La Poste affirme que le budget des ménages pour les services postaux ne devrait pas augmenter en 2026, prévoyant même une diminution de 6%.

Le groupe public justifie cette hausse nette des tarifs d'affranchissement par la nécessité « d'assurer la pérennité du service universel postal avec une qualité élevée » alors que la baisse continue du nombre de lettres transportées fait diminuer les revenus de La Poste depuis des années. L'année dernière, ces tarifs avaient augmenté en moyenne de 6,8%.

Voici les tarifs au 1er janvier 2026 :

  • le prix d'une lettre recommandée de 20g est porté de 5,74 à 6,11 euros ;
  • le prix de la la lettre services plus, pour les envois de documents importants, passe de 3,15 à 3,47 euros ;
  • le tarif de l'e-lettre rouge, pour les envois urgents distribués le lendemain, passe de 1,49 à 1,60 euro ;
  • le prix du timbre vert augmente de treize centimes de 1,39 à 1,52 euro ;
  • le prix de la lettre internationale jusqu'à 20g est porté de 2,10 à 2,25 euros.
  • les tarifs des Colissimo envoyés par les particuliers augmentent en moyenne de 3,4% toutes destinations confondues (France et international).

La Poste souligne que les clients du service en ligne de timbres à imprimer chez soi (MonTimbrenLigne) bénéficient de remises « en fonction du poids de leur lettre par rapport au tarif public classique ».

La hausse des prix n'entraîne pourtant pas d'augmentation « du budget des ménages » pour les services postaux, fait valoir La Poste : « En 2025, le budget d'un ménage en produits postaux représente 28 euros par an en moyenne ». Or, « compte tenu de la baisse d'envois de courriers, cette dépense en produits postaux devrait s'afficher en diminution de 6% en 2026 », argumente-t-elle.