Flash-back en 2023. La réforme des retraites fait débat et l'une des mesures phares, censée être le pendant social de la réforme, est démontée petit à petit par les experts. La promesse d'une retraite minimum à 1 200 euros est si complexe et conditionnée que la promesse vole en éclats. La mesure finit par être adoptée mais elle apparaît loin de la promesse initiale.

Minimum contributif : la « fausse » retraite minimale

En revanche, la majoration exceptionnelle des retraites existantes s'est bien mise en œuvre, en trois vagues de revalorisations. Avec, là aussi, une déception potentielle, mais peut-être dans une moindre mesure. Là aussi, la promesse avait été mal comprise (ou mal expliquée) et cela revenait au mieux à une augmentation de 100 euros bruts par mois, dans le meilleur des cas : un cas de figure donc rare, par définition. Pour la plupart des petites retraites, le coup de pouce mensuel était donc forcément inférieur.

« La majoration exceptionnelle a bénéficié à près de 1,3 million de retraités pour un gain mensuel moyen de 52 euros bruts par mois »

L'Assurance retraite avait déjà communiqué sur le gain moyen, mais la Drees, qui dispose de statistiques complètes sur l'ensemble des régimes pour l'année 2024, offre une vision globale, confirmant les données livrées par l'Assurance retraite. Ce qu'il faut en retenir :

  • « La majoration exceptionnelle a bénéficié à près de 1,3 million de retraités pour un gain mensuel moyen de 52 euros bruts par mois. »
  • Les femmes représentent 67% des 1,3 million de bénéficiaires : elles sont plus nombreuses à toucher des petites retraites éligibles « du fait de salaires en moyenne plus faibles durant la carrière ».
  • « Le montant brut mensuel moyen de la majoration exceptionnelle est plus important » pour les femmes que pour les hommes : 58 euros contre 39 euros.