Le Parlement a définitivement adopté jeudi, par un ultime vote du Sénat (173 voix contre 160), le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2011, placé sous le signe des économies.

Après l'Assemblée nationale mercredi soir, la majorité sénatoriale a approuvé le texte de compromis élaboré en commission mixte paritaire (CMP, 7 députés et 7 sénateurs). Toute la gauche a voté contre le projet de loi, tout comme plusieurs centristes dont, fait rare, le président de la commission des Finances, Jean Arthuis, qui entendait ainsi pousser un « cri d'alarme » contre l'ampleur de la dette.

Un déficit de 22,4 milliards d'euros pour l'ensemble des régimes obligatoires de base

Raymonde Le Texier (PS) a affirmé que ce texte s'inscrivait « parfaitement dans les fondamentaux » de la politique gouvernementale: « fracture sociale pour les pauvres, facture salée pour les classes moyennes, bouclier social pour les riches ».A l'inverse, le nouveau ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, a défendu un projet de loi « riche, équilibré, ambitieux et protecteur ».

Investissez dans la Bourse au meilleur prix ! 7 offres comparées

Le PLFSS 2011 prévoit un déficit de 22,4 milliards d'euros pour l'ensemble des régimes obligatoires de base. Le déficit s'organise ainsi selon les prévisions du gouvernement: -11,3 mds pour la maladie, +0,1 pour les accidents du travail, -2,7 pour la famille, et -8,5 pour la vieillesse (retraites).