A partir du mois de novembre, l'allocation de soutien familial, destinée aux parents isolés, sera revalorisée de 50%. Son montant passera de 123,54 euros par mois et par enfant à 185,33 euros par mois et par enfant. D'autres mesures doivent simplifier l'articulation vie privée - vie professionnelle pour les familles monoparentales et séparées.

Le projet de budget de la Sécurité sociale, présenté lundi par le gouvernement dans le cadre du budget 2023, ambitionne de mieux accompagner les familles monoparentales. Ainsi, pour lutter contre les disparités de niveau de vie entre ces dernières et les ménages en couple, à partir du mois de novembre, l'allocation de soutien familial, destinée aux parents isolés, sera revalorisée de 50%. Son montant passera de 123,54 euros par mois et par enfant à 185,33 euros par mois et par enfant.

Par ailleurs, ce projet de loi de financement de la sécurité sociale prévoit d'étendre le complément de libre-choix du mode de garde (CMG) jusqu'aux 12 ans de l'enfant pour les familles monoparentales. Le but étant de pouvoir mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle. Selon le gouvernement, 160 000 personnes environ ne travailleraient pas faute de pouvoir confier leur enfant.

Un gain de 200 euros par mois

Pour les couples séparés ou divorcés qui assument la garde en alternance, l'aide au CMG pourra désormais être partagée entre les deux parents de façon automatique et sans accord amiable.

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Outre éviter les conflits dans le cas de séparation, le but de ces mesures pour réformer l'aide au libre choix de mode de garde est que le reste à charge soit le même, que l'enfant soit gardé dans une crèche ou par une assistante maternelle dans le cadre de familles séparées. Or, la seconde option est aujourd'hui plus coûteuse que la première. Le CMG concerne en France 761 000 familles avec des enfants de moins de 6 ans.

« Pour une femme célibataire, par exemple qui a un enfant et qui gagne 1 300 euros par mois, c'est 200 euros qu'elle va pouvoir économiser demain si elle continue à mettre son enfant chez une assistante maternelle », a illustré le ministre des Solidarités Jean-Christophe Combe dans La Provence.

Ces réformes sont toutes attendues pour 2025.