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Coronavirus : une aubaine pour les supermarchés

Enseigne d'un supermarché E.Leclerc

Le coronavirus est une plaie pour les marchés financiers. En revanche, quelques pans de l’économie en tirent ponctuellement profit, à l’image de la grande distribution. Sur la dernière semaine de février, les Carrefour, Leclerc et autres Lidl ont vu leur chiffre d’affaires bondir de plus de 6%.

Prix du baril de Brent au plus bas depuis janvier 2016. Effondrement des bourses mondiales et du commerce international. L’économie tremble à mesure que le Coronavirus fait de nouvelles victimes… à l’exception de la grande distribution qui, elle, voit ses ventes bondir ! Ainsi, d’après le cabinet d’étude Nielsen, le chiffre d’affaires des hypermarchés, supermarchés, superettes, drive et autres commerces de proximité a bondi de 6,2% la dernière semaine de février par rapport à la même semaine en 2019. Les ventes, le samedi 29 février, avec 460 millions d’euros, sont en progression de 7,8% par rapport à l’an passé. « Le dimanche 1er mars a lui aussi battu des records de progression, avec un chiffre d’affaires en hausse de 21% », rapporte Emmanuel Fournet Directeur Analytique chez Nielsen.

En cause évidemment : la peur de manquer des denrées de première nécessité. Une peur bien plus contagieuse que le virus. D’après un sondage Ifop paru ce 9 mars, plus d’un quart des Français ont déjà couru les magasins pour effectuer des achats de précaution. Et les plus inquiets ne sont pas forcément ceux auxquels on pense : 45% sont réalisés par des jeunes de moins de 25 ans. Parmi les aliments best-seller : les pâtes et le riz ! Ainsi, le 1er mars dernier, la grande distribution a vendu deux fois plus de ces aliments que l’an passé. Les conserves de légumes sont aussi prisées, avec une progression dépassant 50%. Logiquement, le rayon parapharmacie se vide également plus rapidement ces derniers jours. La catégorie « premiers soins », qui comprend le gel désinfectant pour les mains, « a vu sa croissance augmenter de manière exponentielle jour après jour, jusqu’au vendredi 28 (+187%) », constate ainsi le cabinet d’études.

Lire aussi : Faut-il craindre des pénuries dans les supermarchés ?

Si tous les types d’enseignes profitent de l’effet Covid 19, l’e-commerce est toutefois le grand vainqueur de cette course aux biens de première nécessité. Le recours à la livraison à domicile a bondi de 74% du 24 février au 1er mars par rapport à la même semaine en 2019. Les visites au drive ont aussi bondi de 13%. En comparaison, les passages en caisses d’hypermarchés ont grimpé de seulement 6%. Toutefois cette ruée n’est que transitoire. Une fois les consommateurs ayant fait le plein, les ventes vont mécaniquement se tasser. Et les marchés financiers en ont conscience. Pour preuve les actions des grandes surfaces ne sont pas mieux traitées en bourse. Le titre de Carrefour a ainsi chuté de 8,6% depuis le 6 mars dernier, soit plus que le CAC 40 qui ouvrait ce matin en repli de près de 7%.

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© MoneyVox / MEF / Mars 2020

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