Orange Bank a ouvert 24 000 nouveaux comptes au 3e trimestre 2019 et revendique 344 000 clients à la fin du mois de septembre. Au prix de nouvelles pertes : 37 millions d’euros, et 115 millions depuis le début de l’année.

Imposer une nouvelle marque de banque de détail n’est décidément pas une mince affaire. Deux ans presque jour pour jour après son lancement, le 2 novembre 2017, Orange Bank a convaincu 344 000 clients de la rejoindre, selon les résultats trimestriels publiés ce mardi par sa maison-mère, l’opérateur télécom Orange. La route est encore longue pour atteindre l’objectif initial de conquête, et son seuil de rentabilité, fixé à 4 millions de clients en Europe à l’horizon 2023. Orange Bank doit normalement être lancé en Espagne d’ici la fin de l’année.

122 000 crédits conso

Au 3e trimestre, la banque mobile a ouvert 24 000 nouveaux comptes, à un rythme ralenti par rapport à la période précédente : fin juin, la banque revendiquait une acquisition de 20 000 clients par mois en moyenne. La période estivale n’a donc pas été particulièrement favorable à Orange Bank, qui annonce tout de même avoir porté à 122 000 unités son stock de crédits à la consommation. La marque a notamment lancé récemment une offre de crédit affecté, permettant de financer des achats - de smartphones notamment - en boutique Orange.

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Orange continue de dépenser sans compter pour appuyer l’essor de sa néobanque. Au 3e trimestre, la contribution du service bancaire à l’EBITDA ajusté (1) du groupe est négatif de 37 millions d’euros, ce qui porte à 115 millions ses pertes opérationnelles sur les neuf premiers mois de 2019. L’an passé, à pareille époque, ce chiffre atteignait 92 millions d’euros. Orange avait toutefois prévenu : l’opérateur télécom est prêt à supporter, d’ici 2023, de 500 à 600 millions d’euros de pertes cumulées pour son activité bancaire.

A consulter : le descriptif du compte Orange Bank

(1) Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, ajusté des effets des principaux litiges, des charges spécifiques de personnel, de la revue du portefeuille de titres et d’activités, des coûts de restructuration et d'intégration…