Selon l’OFCE, le pouvoir d'achat des ménages va grimper de 850 euros en moyenne cette année, du jamais vu depuis 2007. Les 12 milliards d'euros prévus par Emmanuel Macron pour répondre à la colère des Gilets jaunes représentent à eux seuls un gain de 440 euros pour chaque Français.

Avec une hausse moyenne de leur pouvoir d’achat de 850 euros cette année (+2,5%), et ce en dépit de la désindexation de certaines prestations sociales, les ménages vont pouvoir profiter d’une augmentation inédite de leur niveau de vie, souligne un rapport de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publié hier. Du jamais vu donc depuis l’instauration du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy en 2007, qui instaurait un allégement des cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

Et les Français peuvent remercier la mobilisation des Gilets jaunes. En effet, l'OFCE a calculé qu’au-delà du ralentissement de l’inflation, le train de mesures (prime d’activité, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse de la CSG pour certains retraités, annulation de la hausse de la taxe carbone, prime exceptionnelle défiscalisée…) dévoilées début décembre par Emmanuel Macron pour répondre à la colère de la France des ronds-points va réinjecter 12 milliards d’euros à destination des ménages, soit un gain de 440 euros en moyenne. Attention, on parle bien de moyenne. Certains toucheront plus et d'autres moins.

Dans tous les cas, l’OFCE ne s’attend pas à ce que ce coup de pouce soit entièrement consommé. Il anticipe ainsi, pour les six premiers mois de l’année, la plus forte hausse du taux d’épargne des ménages (+1,3% du revenu brut disponible) depuis 10 ans. Ce taux d'épargne devrait baisser ensuite « en raison notamment du contrecoup de l’effet de la prime défiscalisée » pour atteindre un taux moyen de 15,1% sur 2019. C’est presque un point de plus que sur la période 2013-2018.

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Malgré tout, cet effet « blast » sur le pouvoir d’achat, conjugué à la hausse significative du salaire réel après inflation (+1,5% en 2019 contre +0,3% entre 2017 et 2018) va permettre à la croissance française de progresser, cette année, de 1,5% en dépit du ralentissement de la demande mondiale et des incertitudes autour du Brexit.