La Banque centrale européenne n'est « pas à court d'instruments » et pourra réagir si la conjoncture se dégrade en zone euro, a promis jeudi son président Mario Draghi, laissant entrevoir de possibles mesures de soutien à l'économie.

« Il est faux de dire que la BCE n'a plus de carburant ou est à court d'instruments. Nous disposons encore de toute notre boîte à outils », a insisté Mario Draghi face à la presse.

Le banquier italien répond ainsi aux critiques de certains observateurs, pour qui l'institut de Francfort a épuisé ses cartouches en laissant ses taux au plus bas depuis mars 2016 tout en menant jusqu'en décembre dernier son vaste programme de rachats de dette publique et privée, sans durcir le ton quand la conjoncture était au beau fixe.

Situation délicate pour la BCE

La BCE se trouve ainsi dans une situation délicate, puisqu'elle amorce un durcissement de sa politique monétaire, avec un relèvement de ses taux programmé au plus tôt à l'automne, au moment même où l'économie s'essouffle en zone euro.

Mais pour Mario Draghi, l'institut a simplement élargi ces dernières années la palette d'instruments à sa disposition, qui intègre désormais « les rachats d'actifs », susceptibles d'être réactivés, ainsi que les prêts géants aux banques.

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« Tout dépendra de la façon dont nous allons évaluer les facteurs qui ont produit le récent ralentissement de la croissance », a expliqué le banquier italien, laissant ouverte l'orientation de sa future politique monétaire.