Sans surprise, la génération née avec un mobile dans la main y a plus souvent recours que les autres pour payer. Mais ce nest pas encore le raz de marée : seuls 18% des moins de 25 ans ont réglé un achat sans contact avec leur téléphone au cours de lannée écoulée, contre 10% de la population générale. Ce résultat un peu faible est probablement la conséquence dun manque doffres, les solutions de paiement mobile étant encore loin dêtre généralisées. Car les plus jeunes sont 43% à aspirer à payer avec leur téléphone à lavenir, contre 28% de lensemble des sondés. Et ils sont aussi 27% à sintéresser au paiement par objet connecté (montre, bracelet, etc.).
Plus de virements, moins de chèques
Plus généralement, leur intérêt pour les solutions de paiement dématérialisées est réel. Un exemple : ils utilisent ainsi plus le virement bancaire que leurs aînés (65% contre 56%), et beaucoup moins le chèque (58% contre 79%). Deux jeunes sur 3 apprécient également, pour une question de simplicité, dauthentifier leurs paiements par lempreinte digitale plutôt que par code secret, contre 46% des Français dans leur ensemble.
Prudence sur le bitcoin
53% dentre eux connaissent au moins une monnaie virtuelle (le bitcoin en général) contre 39% des Français. Ce qui ne signifie pas quils sont prêts à les utiliser : seuls 17% des rejetons de la génération Y se déclarent intéressés par ces nouveaux moyens de paiement hautement volatils.
La carte transcende les générations
Toutes les générations se retrouvent toutefois sur un point : la carte bancaire, moyen de paiement numéro 1. Sans surprise, son usage est quasi généralisé dans la population : 97% des sondés lont utilisée au cours des 12 derniers mois. Son attrait a encore été renforcé, semble-t-il, par lapparition du paiement sans contact, une fonction désormais utilisée par 6 Français sur 10. Derrière la carte, les espèces font mieux que résister (96%). Le chèque, lui, est distancé, mais est encore loin davoir perdu tout intérêt : 79% des Français en ont signé au moins un au cours de lannée écoulée.
Lappétence des plus jeunes pour les nouveaux moyens de payer nest donc pas un frein à lusage de la carte. Au contraire : ils sont 78% à souhaiter quelle soit leur moyen de paiement par défaut, contre 73% de la population générale. La puce a encore de beaux jours devant elle.
(1) Etude réalisée par Gfk pour Cofidis Retail, du 6 au 15 février 2018, auprès dun échantillon national représentatif de 1 000 individus âgés de 18 ans et plus, constitué avec la méthode des quotas.
















