Groupama : les sinistres en hausse rognent le bénéfice net 2016

  • MoneyVox avec AFP
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Groupama a vu son bénéfice net baisser de 12,5% en 2016, l'assureur mutualiste ayant été pénalisé par des sinistres plus importants et une dépréciation, selon un communiqué publié vendredi.

Le résultat net du groupe s'est élevé à 322 millions d'euros, rogné notamment par une charge de 88 millions d'euros liée à une dépréciation sur la filiale turque. Il a été dopé par des plus-values sur des cessions d'actifs de son portefeuille financier, à hauteur de 234 millions d'euros. Ces gains exceptionnels ont cependant été moindres qu'en 2015 (269 millions d'euros).

Le groupe a, en outre, vendu l'an passé ses parts dans l'éditeur de logiciels Cegid et vu l'opérateur Orange devenir majoritaire dans sa filiale Groupama Banque pour donner naissance à Orange Bank, ce qui lui a permis de dégager un résultat net supplémentaire de 66 millions d'euros.

« Nos résultats 2016 résistent en dépit d'une année marquée par une sinistralité exceptionnellement élevée sur les récoltes et une sinistralité corporelle très au-dessus de la moyenne », a relevé le directeur général de Groupama SA, Thierry Martel, cité dans le communiqué. Les sinistres de nature climatiques ou répertoriés comme « graves » ont ainsi coûté 737 millions d'euros, soit 194 millions d'euros de plus qu'en 2015.

Le chiffre d'affaires est, pour sa part, resté stable (+0,1%, à 13,6 milliards d'euros), porté par l'activité en France (+0,9% à 10,8 milliards d'euros), tandis que la situation était plus difficile à l'international et en Outre-mer (-2,9% à 2,6 milliards d'euros).

Taux bas : un impact défavorable de 121 millions d'euros

Par branche, c'est l'assurance de biens et responsabilité qui a tiré son épingle du jeu (+0,7% à 7,2 milliards d'euros), davantage que l'assurance à la personne (-0,6% à 6,3 milliards d'euros). La première a enregistré une détérioration de son ratio combiné net (soit l'indemnisation des sinistres et frais généraux rapportés aux primes perçues), passé de 99,2% en 2015 à 100,3% l'an passé. Un ratio supérieur à 100% témoigne du fait qu'un assureur est déficitaire sur sa seule activité technique.

Le groupe a aussi subi, comme l'ensemble du secteur de l'assurance et bancaire, la persistance des taux bas, dont l'impact défavorable s'établit à 121 millions d'euros après impôts, a-t-il précisé.

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Par la rédaction avec AFP

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