"Dans les conditions de ce matin, on peut imaginer dans la semaine, une baisse progressive qui s'installe en France de dix à 15 centimes d'euros", a-t-il avancé sur BFMTV/RMC.
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, leader de la distribution alimentaire en France, s'est toutefois montré prudent.
"Ça devrait baisser mais je ne vais pas faire la même erreur qu'il y a trois semaines où je l'ai annoncé un matin et l'après-midi il se sont cognés dessus dans le détroit d'Ormuz, et c'est reparti à la hausse", a-t-il dit.
Il s'est montré dubitatif sur le fait de retrouver les prix d'avant la guerre : "je ne le sens pas ça".
"Le marché des matières premières est devenu un marché où des banquiers, des financiers, placent leur argent, font des gains à court terme à la vente, à la baisse", a-t-il dit.
"Il y a les États, les États producteurs, il y a les producteurs, il y a des raffineurs, il y a des transporteurs, il y a des traders, il y a des brokers, il n'y en a pas beaucoup qui sont français là-dedans. Mais quand ça arrive en France, la marge sur laquelle on peut jouer, c'est très faible. La marge des centres Leclerc, c'est 0,4%", a détaillé Michel-Edouard Leclerc.
Il n'a pas non plus apprécié les critiques du gouvernement envers les distributeurs.
"Avoir un de chez nous qui est ministre du Commerce et qui vient se balader en bagnole avec des caméras pour dire +j'ai bien contrôlé dans les stations des grandes surfaces+" (...) on n'a pas aimé", dit-il à propos Serge Papin, ancien patron de Système U.
Michel-Edouard leclerc a également fermé la porte à l'idée de rouvrir les négociations commerciales avec les industriels sur fond de regain d'inflation.














