Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16%.

Sur 9 413 stations-service qui vendent du gazole et qui ont récemment transmis leurs prix à un site gouvernemental, la moyenne du litre de gazole était lundi vers 15H00 de 2 euros le litre.

Le litre de l'essence la plus consommée par les Français, le SP95-E10, a de son côté pris 11 centimes. Il se vend vers 15H00 à 1,832 euro le litre en moyenne.

Pas de nouvelles aides pour le moment

Devant cette situation qui touche les automobilistes directement au portefeuille, le gouvernement a pour l'instant écarté l'idée de nouvelles aides à l'achat de carburant.

« Aujourd'hui il est trop tôt pour en parler. Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a déclaré lundi matin sur RTL la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.

Mercredi, elle avait tenu la même ligne, tout en jugeant « précipitée » la proposition de la cheffe des députés Rassemblement national (RN) Marine Le Pen de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses.

Mme Bregeon a, elle, mis en avant les 500 contrôles prévus entre lundi et mercredi dans les stations-service, annoncés dimanche par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

« Ces contrôles permettront notamment de vérifier que les prix déclarés sur la plateforme https ://www.prix-carburants.gouv.fr » par les quelque 10.000 stations-service françaises « sont fidèles à ceux trouvés à la pompe par le consommateur (et) de vérifier le respect de la réglementation en termes d'affichage des prix », a précisé Bercy lundi.

D'après des chiffres transmis lundi par le gouvernement, le gazole se vendait vendredi à 1,952 euro le litre, et le SP95-E10 à 1,791 euro le litre.