Le CAC 40 devrait compenser à l'ouverture son recul de la veille (+0,21%), d'après les contrats à termes négociés avant la séance.

Lundi, sur fond de faibles volumes de titres échangés, le panier des 40 grandes valeurs parisiennes avait perdu 17,54 points (-0,21%) à 8.367,33 points.

Paris devrait s'inscrire dans une tendance qui touche l'ensemble de l'Europe, avec une ouverture attendue en hausse à Francfort (+0,66%), Londres (+0,14%) et Milan (+0,44%).

Au total, les contrats à terme (« futures ») de l'Euro Stoxx 50, l'indice qui regroupe les 50 plus grandes sociétés cotées de la zone euro, marquaient une progression de 0,6% à 07H25 de Paris (05H25 GMT).

Comme l'Asie, la Bourse de Paris et les places européennes sont tirées par le rebond de la tech à Wall Street la veille après des doutes la semaine dernière sur la rentabilité des investissements dans l'Intelligence artificielle (IA).

« Lundi, les actions américaines ont rebondi, mais ce rebond manquait de profondeur, ce qui ne plaide pas en faveur d'une véritable reprise globale de l'appétit pour le risque », tempère l'analyste Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.

Dans la zone euro, les investisseurs se sentent apaisés par le discours de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde en ouverture du forum annuel des banquiers centraux à Sintra au Portugal.

« Nous serons sans doute plus souvent confrontés à des chocs faisant dévier l'inflation de notre objectif, mais la résilience qu'a développée l'Europe limite leurs effets sur l'économie », a déclaré Mme Lagarde en ouverture du forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal.

Autre signe encourageant : le pétrole repartait à la baisse vers ses niveaux d'avant la guerre au Moyen-Orient, après un léger rebond lundi.

Vers 08H10 de Paris (06H10 GMT), le Brent de la mer du nord s'échangeait à 72.26 dollars (-1.22%), et le WTI américain à 70.09 dollars (-0.93%).

« Plus largement, les marchés continuent de faire preuve d'une résilience remarquable malgré les tensions géopolitiques, les interrogations sur l'inflation et les incertitudes entourant la politique monétaire américaine », observe John Plassard dans son analyse quotidienne pour Cité Gestion.