Le contrat à terme du CAC 40 gagnait 0,91% une quarantaine de minutes avant l'ouverture à 09H00 heure locale. La veille, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait fini proche de l'équilibre (+0,08%) à 8.069,17 points.

« Les marchés européens sont attendus en hausse (...) dans le prolongement de la bonne tenue de Wall Street, les investisseurs saluant l'apaisement des tensions géopolitiques autour du Groenland et la perspective d'un accord entre les États-Unis et le Danemark », commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos (Suisse) « le cadre d'un futur accord » sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires.

Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux États-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine.

« Les marchés ont rebondi par soulagement », note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

« Le renoncement de Donald Trump aux (droits de douane) prévus contre plusieurs pays européens a dissipé, au moins temporairement, le scénario d'une escalade commerciale entre les États-Unis et l'Europe », explique M. Plassard.

« Reste que cet épisode rappelle la fragilité du climat de marché, toujours suspendu aux annonces politiques et à leur capacité à raviver ou calmer la volatilité », tempère-t-il.

Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, avec qui Donald Trump dit avoir négocié le projet d'accord, a lui déclaré à l'AFP qu'il restait « beaucoup de travail » avant de le finaliser.

Le Danemark souhaite poursuivre « un dialogue constructif avec ses alliés » à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son « intégrité territoriale », a déclaré jeudi la Première ministre Mette Frederiksen.

Parmi les valeurs à suivre :

  • Société Générale : la banque annonce qu'elle va présenter jeudi un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.800 postes en France d'ici à fin 2027, sans procéder à un plan de départs.
  • Ubisoft : empêtré dans des difficultés financières depuis plusieurs années, le géant français des jeux vidéo se dote d'une nouvelle organisation inédite pour être plus compétitif, au prix de plusieurs jeux annulés et d'une nouvelle cure d'austérité.
  • Michelin : le groupe a annoncé mercredi avoir généré en 2025 un flux de trésorerie de 2,1 milliards d'euros, un niveau supérieur à la fourchette de 1,5 à 1,8 milliard d'euros qu'il avait communiquée en octobre.
  • Getlink : le gestionnaire du Tunnel sous la Manche a annoncé jeudi prévoir de dépasser son objectif d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) pour l'exercice financier 2025 grâce à un accord conclu avec ses assureurs pour le versement d'indemnités à la suite de la suspension du câble électrique transmanche ElecLink.