La Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé, hier, d’abaisser son principal taux d’intérêt à 1%. Cette baisse d’un quart de point avait été largement anticipée par les marchés.

Il s’agit, depuis octobre, quand le taux de refinancement qui donne la température du crédit dans la zone euro était à 4.25%, de la septième baisse consécutive.

Le président Jean-Claude Trichet a détaillé la décision du conseil des gouverneurs lors d’une conférence de presse, mais c’est surtout l’annonce des mesures non-conventionnelles pour aider l’économie qui était attendue.

Alors qu’une majorité des économistes doutaient que Jean-Claude Trichet annonce déjà, à l’instar de la Réserve fédéral américaine ou de la banque d’Angleterre, des mesures d’achat d’obligations ou de créances, le président de la BCE a indiqué que le conseil s’était accordé ce jour sur ce principe.

Des mesures pour aider l’économie

Les modalités de rachat de ces obligations sécurisées en euro, équivalentes aux « pfandbriefe » en Allemagne et couvertes par des crédits hypothécaires ou des créances du secteur public et donc considérées comme relativement sûres, seront dévoilées après le 4 juin.

Monsieur Trichet a également indiqué que la BCE allait élargir son arsenal d’appel d’offres et proposer aux banques des solutions de refinancement d’une échéance d’une année. Ces mesures ont pour objectif de garantir avant tout les besoins de financement des banques afin qu’elles puissent approvisionner l’économie réelle de la zone euro en liquidités.

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Enfin, le taux de facilité de dépôt qui sert maintenant de référence en place du taux de refinancement comme référence pour les taux interbancaires au jour le jour sur le marché monétaire, est maintenu à 0.25% tandis que le taux de facilité marginale est abaissé de 50 points de base à 1.75%