M. Martin s'exprimait sur France 2, alors que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé vendredi le lancement prochain de discussions avec les partenaires sociaux sur la question des arrêts-maladie.
« Bien sûr qu'il faut faire des économies » dans ce domaine, a-t-il considéré, « parce qu'au-delà de l'effet de base, il y a un nombre d'arrêts-maladie de courte durée qui augmente d'une manière parfois suspecte ». Mais, a-t-il prévenu, « si c'est pour faire supporter aux entreprises et aux salariés, à travers les complémentaires santé, ce que l'assurance maladie de base ne prendrait plus en charge, ça ne va pas ».
Il a prôné « des arrêts maladie dits d'ordre public, c'est-à-dire (des jours de carence) qui ne soient plus remboursés ni par le régime de base, ni par les complémentaires santé ». « Là, ça aura un effet comportemental », selon lui. Pour autant, il a souligné que l'expression d'« open bar » des arrêts-maladie, employée par le candidat à la présidentielle Édouard Philippe, était une « punchline » qu'il « n'endossait pas ».
Prix du carburant
Alors que le gouvernement s'apprête à annoncer mardi de nouvelles aides face à la hausse du prix du carburant, M. Martin a observé que « les entreprises elles aussi sont sévèrement impactées par cette inflation ». Selon lui, elles ne les répercutent pas entièrement sur leurs prix de vente et « on voit leurs marges en train de se contracter ». « Ce qui évidemment limite leurs possibilités, en particulier de primes ou de revalorisation salariale », a-t-il prévenu.
Pour lui, il « faut garder le principe des aides ciblées, parce qu'on est en train de percuter le mur » du déficit public. Il estime que « l'Etat est perdant » dans cette affaire, notamment en raison de la baisse de la consommation de carburant.
Même si le télétravail, pour limiter les déplacements des salariés, est « à l'appréciation des entreprises », Patrick Martin a relevé que certains postes sont incompatibles avec le télétravail, et recommandé de « faire attention dans l'entreprise à ce que le collectif ne se fracture pas, au motif que certains pourraient rester chez eux et d'autres pas ».














