Les dégâts aux batiments dûs aux épisodes de sécheresse observés en France en 2022 devraient coûter entre 1,6 et 2,4 milliards d'euros aux assureurs, soit potentiellement l'année la plus coûteuse pour ce type d'événements, selon les chiffres dévoilés jeudi par la fédération des assureurs.

Cette année pourrait en effet dépasser les 2,12 milliards d'euros enregistrés en 2003, pire année sur le plan de la sécheresse depuis la création du régime « Catastrophes naturelles » en 1982. Elle devrait en tout cas être plus couteuse que 2018, jusqu'à présent en deuxième position avec des dommages estimés à près de 1,5 milliard.

Cette estimation ne comprend que les dommages situés dans des communes dont l'état de catastrophe naturelle sera reconnu, et qui seront ensuite bel et bien considérés comme consécutives à la sécheresse. Elle ne prend pas en compte les dommages aux récoltes, qui seront pris en charge par l'assurance récolte.

La sécheresse, en succédant à une période d'humidification, alimente le phénomène de retrait-gonflement des sols argileux (RGA) qui touche une bonne moitié du territoire métropolitain, et se traduit par des mouvements de terrain de nature à déstabiliser les fondations des maisons.

La sécheresse est « le péril le plus dynamique »

En France, environ 54% des maisons individuelles sont situées en zone d'exposition moyenne ou forte au RGA. Et 3,3 millions de maisons, soit environ 16% du total, sont situées en zone de risque fort. Du fait du réchauffement climatique, la sécheresse est « le péril le plus dynamique », a signalé Florence Lustman, présidente de France Assureurs, la fédération des assureurs.

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Selon une étude de la fédération publiée en 2021, la sécheresse en France a coûté 14 milliards d'euros entre 1989 et 2019 et devrait coûter environ 43 milliards entre 2020 et 2050.