Le Parlement a adopté définitivement ce mercredi le premier volet des mesures pour le pouvoir d'achat, après des gages donnés à Les Républicains.

Augmentation de 4% des pensions de retraite et de plusieurs allocations avec effet rétroactif au 1er juillet 2022, plafonnement de la hausse des loyers à 3,5% dans l'Hexagone et encore le triplement du plafond de la prime Macron pouvant être versée par les employeurs... Le projet de loi « d'urgence » a été validé par 245 voix contre 27, et 72 abstentions au Palais du Luxembourg.

Une loi qui « permettra un soutien direct au pouvoir d'achat des Français, en particulier les plus fragiles »

L'ensemble des groupes politiques ont soutenu le texte, hormis la gauche, pour qui « la question salariale » a été « ignorée ».

Votant contre, l'écologiste Raymondepouvoir Poncet Monge s'est ainsi élevée contre des « mesures non pérennes » et profitant à « une minorité », au travers notamment de primes.

Au nom du groupe socialiste, qui s'est abstenu, Annie Le Houérou a épinglé une « collusion entre le gouvernement et la droite sénatoriale », favorisant une « politique libérale ».

Pour le groupe LR, Philippe Mouiller s'est pour sa part félicité que « les acquis du Sénat » soient « nombreux et inédits ».

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Validé au bout de « trois semaines de débats nourris », le projet de loi « permettra un soutien direct au pouvoir d'achat des Français, en particulier les plus fragiles », a fait valoir la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, devant les sénateurs.

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Ce texte sera complété d'ici la fin de semaine par le projet de budget rectifié pour 2022, qui comprend la poursuite de la prime carburant, la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires et la suppression de la redevance audiovisuelle notamment.