Le président des députés LR, Olivier Marleix, a affirmé mardi n'avoir « aucune hostilité » à mettre davantage à contribution les pétroliers pour faire baisser les prix à la pompe, y compris en taxant leurs « superprofits ».

« Nous n'avons aucune hostilité à ce que l'Etat, par la loi, mette davantage à contribution les pétroliers si c'est nécessaire », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

« On voit aujourd'hui que Total - ce n'est pas un crime de leur part, c'est un simple constat - bénéficie (...) de la hausse des cours » du pétrole, a dit le président du groupe LR. En 2021, TotalEnergies a engrangé un bénéfice net de 16 milliards de dollars.

Cette contribution pourrait notamment passer par une taxe sur les « superprofits » des compagnies pétrolières, une idée également défendue par les députés RN et Nupes dans le cadre de l'examen du projet de loi sur le pouvoir d'achat, qui a débuté lundi à l'Assemblée nationale.

« Une taxe sur les super profits, je la limiterais volontiers au secteur des pétroliers (...). Sur ce sujet-là, ça ne me dérange pas puisque, objectivement, on constate qu'ils bénéficient » de la situation, a estimé M. Marleix.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

Litre à 1,50 euros

Le patron des députés LR a également estimé que la baisse des prix à la pompe qu'il appelle de ses vœux devrait être supportée par l'Etat, via une baisse de la fiscalité sur les carburants, mais également par les compagnies pétrolières. « Ça ne nous gênerait pas que le gouvernement mette à contribution les entreprises pétrolières pour trouver des solutions », a-t-il détaillé.

M. Marleix, qui défend l'objectif d'un litre de carburant à 1,50 euro, a dit attendre « un geste significatif » de l'exécutif sur ce dossier, et en fait une des conditions d'un soutien de son groupe au projet de loi sur le pouvoir d'achat.

Lors de son interview du 14 juillet, le président Emmanuel Macron avait dit que « oui, il y aura une contribution » de sociétés ayant réalisé des « super profits » à l'occasion notamment de la reprise post-pandémie du Covid-19 ou de la crise énergétique.

« Mais elle ne sera pas dans la démagogie », avait précisé le chef de l'Etat. Ainsi, « on a des grands groupes pétroliers qui font des profits, mais pas en France. On les a mis à contribution pour baisser leur profitabilité et nous aider sur le prix de l'essence, mais ils les font (les profits) à l'étranger », avait-il dit.

Prix du carburant : la remise de 18 centimes à la pompe maintenue en août