Une conséquence inattendue de la hausse des prix de l'énergie se profile. Les tomates pourraient coûter plus cher cette année car 95% de la production française sont cultivées sous des serres chauffées au gaz. Les fraises et les concombres pourraient également être touchés par cette inflation.

La guerre en Ukraine a provoqué la flambée du prix des énergies et en particulier celui du gaz. Il a été multiplié par dix. En conséquence, les tomates pourraient se vendre plus cher cette année, rapporte BFM Business. 95% de la production française sont en effet cultivées hors-sol dans des serres qui sont chauffées au gaz.

Plusieurs coopératives et fédérations de syndicats agricoles ont récemment alerté sur la hausse des coûts de production de nombreux exploitants de cultures hors-sol. Afin de limiter leurs dépenses, certains maraîchers ont d'ailleurs pris la décision de cultiver de plus petites surfaces. Car en plus de subir l'augmentation du prix de l'énergie, les agriculteurs doivent faire face à la hausse d'autres coûts de production comme ceux des emballages et des intrants (produits nécessaires à la production tels que les engrais, pesticides, semences, etc.).

De nouvelles négociations

La part des produits importés du Maroc ou d'Espagne devrait donc augmenter cette année. « Si nous voulons une alimentation locale, il faudra résoudre tous ces problèmes à l'avenir », explique Patrick Lévêque, président de la Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles PACA (FRSEA), à BFM Business. Le prix des tomates pourrait augmenter tout comme celui des fraises et des concombres. Patrick Lévêque juge également que les mesures du plan de résilience du gouvernement sont insuffisantes pour limiter l'augmentation des prix.

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Pour ne pas contraindre les agriculteurs à vendre à perte, de nouvelles négociations entre les distributeurs et les producteurs sont en cours. « Sans geste de la grande distribution, on va être bloqué, il faudrait qu'on double le prix de nos produits », a mis en garde Christophe Rousse, toujours sur BFM Business. Christophe Rousse, président de Solarenn, une coopérative de producteurs bretons de tomates, demande aux enseignes de grande distribution de réduire leurs marges.