Dans son programme de campagne, le président sortant Emmanuel Macron annonce vouloir rendre obligatoire « un dispositif de partage des profits » dans les entreprises qui versent des dividendes. Sans pour le moment expliquer précisément comment il compte s'y prendre.

Jeudi dernier, Emmanuel Macron, candidat à sa propre réélection, dévoilait une mesure visant à « avoir obligatoirement un dispositif de partage des profits (prime « Macron » ou participation ou intéressement) dans les entreprises qui versent des dividendes. » En clair, le but est de motiver les entreprises à mieux partager leurs profits avec leurs salariés. Un vœu déjà porté lors du premier quinquennat, avec plus ou moins de réussite. Pour ce faire, Emmanuel Macron pourrait s'appuyer sur trois leviers.

Vers la généralisation de la prime Macron ?

Le candidat a déjà annoncé vouloir tripler la prime Macron. Pour rappel, ce dispositif permet aux employeurs de verser un bonus exonéré d'impôt et de cotisations sociales aux salariés gagnant jusqu'à trois Smic. Jusqu'ici plafonnée à 1 000 euros, voire 2 000 euros par salarié en cas d'accord d'intéressement signé au sein des entreprises ou si la structure a moins de 50 salariés, cette prime pourrait atteindre 6 000 euros. Si elle est pour le moment optionnelle, Emmanuel Macron pourrait vouloir la rendre obligatoire.

La participation grâce au « dividende salarié » ?

Autre axe de discussion, la participation. Aujourd'hui obligatoire seulement dans les entreprises de plus de 50 salariés et versée sous forme de prime annuelle, la participation peut-elle se généraliser dans toutes les structures, y compris les plus petites ? Lors d'un débat organisé la semaine dernière dans les Yvelines, Emmanuel Macron a annoncé réfléchir au concept de « dividende salarié », porté par l'entrepreneur et ex-numéro deux du Medef Thibault Lanxade, comme l'explique cet article des Échos.

Épargne salariale : les différents dispositifs

Il s'agirait alors pour les entreprises de distribuer une part de valeur ajoutée aux salariés à chaque versement de dividendes aux actionnaires. « Une telle disposition semble compliquée d'un point de vue juridique », explique cependant une source patronale aux Échos.

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Plus d'accords d'entreprises pour l'intéressement ?

Dernière possibilité, l'intéressement. Aujourd'hui facultative, cette prime liée à la performance de l'entreprise est mise en place par voie d'accord avec les salariés. Il faudrait alors que chaque entreprise mette en place des discussions avec ses salariés pour arriver à ce procédé.