L’inflation ne cesse d’augmenter en France et touche particulièrement la classe moyenne, selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Contrairement aux ménages les plus modestes, les foyers de classe moyenne n'ont en effet bénéficier d'aucune aide publique.

Depuis plusieurs mois, l'inflation est repartie à la hausse en France. En 2022, elle devrait atteindre 3,7% dans le meilleur des cas selon la Banque de France, et 4,4% dans le cas d'un « scénario dégradé ». Et cette situation économique a un effet bien réel sur le pouvoir d'achat des Français, rapporte Capital.

Selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiée jeudi 17 mars, 60% des ménages ont subi une perte de leur pouvoir d'achat en 2021. « Si l'on classe les ménages suivant leur position dans l'échelle des niveaux de vie, on constate que l'inflation moyenne subie suit une courbe de U inversée », ajoute l'OFCE.

Les ménages les plus pauvres préservés

C'est en effet la classe moyenne qui est la plus touchée par le phénomène. Les ménages les plus pauvres ont été moins concernés après avoir rogné sur leurs dépenses de carburant et de chauffage pour encaisser la hausse. Ils ont aussi bénéficié du chèque énergie et de l'indemnité inflation de 100 euros chacun. Deux primes qui ont permis à deux tiers des ménages de voir leur perte de pouvoir d'achat « bien compensée ».

Découvrez les meilleures cartes bancaires gratuites grâce à notre comparatif

Ainsi, les 10% des Français les plus pauvres n'ont pas subi de perte de pouvoir d'achat en 2021. Ils en ont même gagné, entre 0,3 et 0,7%. Pour les autres, la baisse du pouvoir d'achat a varié entre 0,5 et 0,8%. Cette hausse du coût de la vie s'explique en grande partie par la hausse des prix de l'énergie (+21,1 % en un an selon l'Insee). Le gaz a même augmenté de 47,1% en un an, touché par la guerre en Ukraine.