Des milliers de demandeurs d'emploi auraient perçu, à tort, une nouvelle prime censée leur garantir un revenu mensuel de 900 euros net. D’autres ne l’ont pas touchée alors qu’ils peuvent y prétendre. Que va faire le gouvernement ?

Des « dysfonctionnements » dans le versement d'une aide exceptionnelle dévoilée fin novembre par le Premier ministre, destinée à 400 000 travailleurs précaires et censée leur garantir un revenu mensuel de 900 euros net. C'est l'alerte émise lundi par la CFDT et FO.

« Malgré les alertes des conseillers indemnisation sur les risques de versements erronés, il s’avère que 40 000 demandeurs d’emploi auraient finalement perçu à tort tout ou partie de cette prime de 900 euros. Certains demandeurs ont perçu la prime alors qu’ils ne devaient pas la percevoir ; d’autres ne l’ont pas perçu alors qu’ils peuvent y prétendre », dénonce la CFDT dans une lettre destinée au directeur général de Pôle emploi.

« La CFDT vous alerte sur les tensions importantes que cette situation génère. Alors que l’on parle « sécurité » dans tous les sites Pôle Emploi faut il mettre les conseillers en difficulté face à un public légitimement en colère ? Cette aide a été versée à des usagers qui rencontrent déjà des difficultés financières importantes. Pôle Emploi doit-il les accentuer en demandant de rembourser des montants versés par erreur ? », s'interroge la CFDT.

15 000 dossiers visés par une demande de remboursement

« Il est apparu que depuis le début du versement de la prime « permittents », beaucoup d’erreurs ont été commises au sein de Pôle emploi. En effet, certains se voient refuser la « prime » alors qu’ils y ont droit, tandis que pour d’autres, la prime aurait été versée par erreur ! Dès lors, FO en appelle à la clémence de la ministre du Travail afin que soient abandonnées les procédures en cours pour les trop perçus de ces sommes ! La situation de ces demandeurs d’emploi est déjà dramatique, il serait particulièrement malvenu de les accabler encore davantage », indique de son côté FO.

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Ce mercredi Le Parisien indique que 3 à 4% des dossiers pourraient faire l'objet d'une demande de remboursement, soit environ 15 000 personnes. « Les cas sont très minoritaires. Nous sommes en train de gérer au plus près les dossiers en cours et ceux qui doivent encore être traités. Nous avons envoyé des milliers de lettres à des personnes qui pourraient en être bénéficiaires. Le nombre de primes versées peut encore évoluer » , se défend Pôle emploi.

Alors que le gouvernement a prolongé cette aide jusqu'à la fin mai, il lui appartient désormais de décider si les trop-perçus doivent être, ou non, remboursés.