Si la crise sanitaire s'aggrave, le gouvernement pourra intégrer de nouvelles mesures de soutien aux secteurs ou ménages pénalisés dans un quatrième budget 2020 rectificatif, a indiqué lundi le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

« Nous sommes dans une situation particulière et nous pouvons nous adapter si l'évolution de l'épidémie nous amène à devoir mettre en place de nouvelles mesures, ce PLFR (projet de loi de finances rectificative) pourrait être un vecteur », a déclaré le ministre lors du compte-rendu du conseil des ministres.

Il venait présenter, avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le projet de budget pour 2021, axé sur le plan de relance de l'économie de 100 milliards d'euros sur deux ans.

Le gouvernement a ainsi annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures de soutien pour les entreprises contraintes de fermer à cause du regain de l'épidémie dans certaines régions de France. Il a notamment décidé de renforcer le fonds de solidarité, pour un coût de 150 millions d'euros par mois, a précisé M. Le Maire, auquel s'ajoutent de nouvelles exonérations de charges et une prise en charge du chômage partiel.

« En l'état les mesures que Bruno Le Maire vient d'évoquer peuvent être financées, notamment parce que nous avons encore des crédits ouverts en PLFR3, et si nécessaire nous les abonderons », a précisé M. Dussopt. Le gouvernement n'a ainsi utilisé que 6 des 9 milliards d'euros budgétés cette année pour le fonds de solidarité.

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« Il y a des dispositions qui ont été votées par le Parlement sur la prime pour l'embauche des jeunes, et si les crédits n'étaient pas suffisants nous pourrions abonder grâce au PLFR4 », a indiqué le ministre des Comptes publics. Depuis le début de la crise, le gouvernement a déjà dû modifier à trois reprises le projet de budget pour 2020, afin d'y intégrer les mesures d'urgence, d'un montant de plus de 460 milliards d'euros.