La Cour des comptes a annoncé mercredi qu'elle contrôlerait les fonds collectés pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, jugeant que « l'importance des sommes en jeu » et « l'impact fiscal » des dons justifiaient « une vigilance particulière ».

« L'émotion suscitée par l'incendie de Notre-Dame a provoqué un afflux de dons, spontanés ou collectés par appel à la générosité publique, a rappelé la Cour des comptes dans un communiqué. »

« L'importance des sommes en jeu, la dimension symbolique de cette reconstruction et l'impact fiscal des dons nécessitent que la collecte des dons, l'usage qui en sera fait et la conduite des opérations de reconstruction fassent l'objet d'une particulière vigilance et de la plus grande transparence financière, a-t-elle ajouté.

Cette décision survient après l'affluence de dons pour la restauration de la cathédrale, notamment de la part de plusieurs grandes fortunes de France comme la famille Pinault (100 millions d'euros), le groupe LVMH et la famille Arnault, première fortune de France (200 millions), ou encore la famille Bettencourt-Meyers et le groupe L'Oréal (200 millions).

« Sans attendre la fin des opérations de reconstruction, le Premier président (Didier Migaud) a décidé d'ajouter au programme de travail de la Cour, et ce dès 2019, le contrôle des services de l'État et des organismes impliqués dans la collecte et la gestion des fonds recueillis », a souligné le communiqué.

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Cette surveillance concernera notamment « le centre des monuments nationaux et les trois fondations engagées dans la collecte des dons », a précisé la Cour des comptes, qui « rendra compte chaque année des résultats de ce contrôle ».