La nouvelle a été confirmée le 26 juin dernier : BPCE, actionnaire unique, prépare un « projet dintégration des activités et des équipes » du Crédit Foncier au sein dautres entités du groupe bancaire. Ce qui signifie, en résumé, la disparition de la marque et du réseau de lenseigne spécialisée, dont le « modèle détablissement spécialisé sur le seul segment du financement immobilier nest plus adapté ni compétitif, principalement en raison dune absence de bancarisation des clients et dun refinancement exclusif sur les marchés financiers », justifie BPCE.
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Malgré la promesse de BPCE que « tous les collaborateurs dont le poste serait supprimé se verraient proposer un poste au sein de lune des entreprises du groupe (Banques Populaires, Caisses dEpargne, Natixis, Banque Palatine, BPCE SA) », lintersyndicale du Crédit Foncier - qui regroupe la CFE-CGC, la CFDT, la CFTC, SU-SNA et FO - est inquiète. Elle craint notamment la suppression, à terme, de 2 200 emplois sur les 2 400 existants. Dans un communiqué publié aujourdhui lundi 9 juillet, elle alerte également sur « l'impact qu'aura pour les Français le démantèlement engagé par la BPCE de l'acteur historique du financement de l'accession sociale à la propriété ».
Pour faire entendre la voix des salariés et « alerter lopinion publique », les syndicats lancent donc un appel à la grève nationale, mercredi prochain 11 juillet, avec un rassemblement à 8h30 au siège de Charenton-Le-Pont, où se déroulera un comité dentreprise extraordinaire.















