La hausse des frais de tenue de compte au 1er janvier reste « maîtrisée » et ne concerne que 20 à 30% des clients en moyenne, a estimé lundi la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), Marie-Anne Barbat-Layani.

« Il faut nuancer le constat », a estimé sur France-Info Mme Barbat-Layani, questionnée sur une étude du comparateur meilleurbanque.com réalisée le mois dernier pour Le Figaro, qui évaluait la progression moyenne des frais de tenue de compte à 13%. Elle a cité un rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), qui avait qualifié l'évolution des tarifs bancaires de « maîtrisée » en 2015 et au début de 2016.

« On n'est pas face à une explosion, on est dans un univers qui reste très maîtrisé », a-t-elle argué, rappelant qu'on ne parlait que d'un tarif bancaire particulier et que les services financiers dans leur ensemble ne représentaient qu'environ 0,7% du budget des ménages.

« Il y a de plus en plus de banques qui facturent des frais de tenue de compte, ça c'est tout à fait vrai, c'est vrai partout en Europe d'ailleurs », a-t-elle toutefois reconnu, avant de préciser que ces frais ne concernaient que « 20 à 30% des clients en moyenne car beaucoup de clients ont des réductions ».

Le coût de la lutte contre le blanchiment ?

« On augmente ces tarifs pour différentes raisons », a-t-elle expliqué, citant notamment une rentabilité « sous pression » de la banque des particuliers ou banque de détail. « C'est vrai en France, c'est vrai un peu partout dans le monde et en Europe », a-t-elle poursuivi, invoquant des « contraintes réglementaires » de plus en plus nombreuses, quoique « pour de bonnes raisons ».

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« Les banques sont de plus en plus sollicitées pour détecter les opérations de blanchiment ou les opérations de financement du terrorisme » et tout cela entraîne des coûts, a justifié la directrice générale de la FBF. En outre, les banques innovent, a-t-elle ajouté, précisant qu'il s'agissait d'un secteur « en pleine digitalisation » et qui gagnait par ailleurs moins d'argent sur le crédit en raison de taux qui sont actuellement historiquement bas.