BNP Paribas a connu un deuxième trimestre faste, son résultat net atteignant 2,6 milliards d'euros, un an après son amende aux Etats-Unis qui avait entraîné une lourde perte trimestrielle, selon un communiqué publié vendredi.

Au deuxième trimestre 2014, BNP Paribas avait subi une perte nette de 4,2 milliards d'euros, liée à la lourde amende de 6,6 milliards d'euros infligée par les Etats-Unis pour non respect d'embargos économiques.

Hors éléments exceptionnels, la banque française précise que son bénéfice net a progressé de 13,7%, à 2,3 milliards d'euros. Cette performance, portée par l'ensemble des métiers, est très largement supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 1,9 milliard d'euros, selon le consensus établi par le fournisseur de données financières FactSet. Le groupe a aussi profité d'éléments exceptionnels, dont une plus-value de cession de 364 millions d'euros tirée de la vente de 7% du capital du groupe immobilier Klépierre.

« Une forte croissance dans les métiers spécialisés »

« BNP Paribas réalise une très bonne performance ce trimestre. Les revenus sont en hausse dans tous les pôles opérationnels avec une progression continue dans les marchés domestiques et une forte croissance dans les métiers spécialisés, la banque de détail hors zone euro et les activités de grande clientèle », s'est félicité le directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, cité dans le communiqué.

Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) est ressorti en forte hausse de 15,8%, à 11,1 milliards d'euros. Il est lui aussi nettement supérieur aux attentes des analystes, qui anticipaient un PNB de 10,6 milliards d'euros. La forte progression de l'activité tient en partie à l'apport des acquisitions réalisées en 2014, dont la banque polonaise BGZ.

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Mécaniquement, cet élargissement du périmètre du groupe a contribué à gonfler aussi ses frais de gestion de 11,2%, à 7,1 milliards d'euros, mais de façon moins importante que le gain en termes de revenus.

Renforcement de la solidité financière

Le niveau élevé des bénéfices a, en outre, permis à BNP Paribas de renforcer sa solidité financière : fin juin, son ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 10,6%, en hausse de 0,30 point de pourcentage par rapport à la fin mars.