Un éventuel défaut grec mardi soir sur sa dette vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) serait « sans grande conséquence », a estimé mardi le ministre des Finances Michel Sapin, car l'enjeu du dossier grec est l'issue du référendum dimanche.

« Ce soir, la Grèce devrait normalement rembourser au FMI », a déclaré Michel Sapin sur France 2. « Je ne sais pas si elle le fera ou si elle ne le fera pas mais c'est sans grande conséquence. »

Sauf coup de théâtre, la Grèce, dont les caisses sont vides, n'honorera pas mardi sa dette de 1,5 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI), ouvrant une nouvelle phase d'incertitude à cinq jours d'un référendum crucial pour le maintien du pays dans la zone euro.

« De vrais risques » en cas de « non » au referendum

Le ministre des Finances a en revanche estimé que ce vote sur les propositions faites par ses créanciers à Athènes aurait, lui, des conséquences. « Le choix que les Grecs feront, librement, a des conséquences », a-t-il dit. « S'ils disent oui, nous continuons à négocier », a indiqué le ministre. « Nous étions en négociation, la partie grecque a brutalement interrompu unilatéralement les négociations. »

« Après le non, on rentre dans une zone tout à fait inconnue avec des vrais risques, et d'abord, et avant toute chose, des risques pour la Grèce elle-même », a estimé le ministre.

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1,5 milliard d'euros à rembourser au FMI

Athènes a jusqu'à 22h GMT mardi pour rembourser au FMI une tranche de 1,5 milliard d'euros. Le Fonds attendra sans doute le dernier moment pour officialiser la nouvelle d'un impayé. La Grèce deviendrait le premier pays industrialisé à faire défaut vis-à-vis du FMI et serait aussitôt privée d'accès aux ressources de l'institution.