La réforme fiscale est « nécessaire » pour en finir avec le « millefeuille » actuel et afin que « chacun s'y retrouve », a estimé sur RTL la ministre des Affaires sociale Marisol Touraine, qui a été « surprise comme tout le monde » de l'annonce d'une remise à plat du système fiscal.

La réforme fiscale, annoncée mardi par le Premier ministre, « il fallait l'engager », car elle permettrait de « simplifier les choses, en terminer avec le millefeuille fiscal (...), faire en sorte que chacun s'y retrouve, chacun comprenne ce qu'il paye, pourquoi il le paye et à quoi servent les impôts, c'est absolument nécessaire si l'on veut l'adhésion à l'impôt », a dit mercredi Marisol Touraine. « Pour être accepté, il (l'impôt, NDLR) doit être compris », a ajouté la ministre, pour qui l'enjeu de cette réforme est de savoir s'il « est juste ».

La remise à plat n'est pas une réponse à l'impopularité croissante du président François Hollande, a assuré la ministre : « On n'engage pas une réforme fiscale pour de la popularité ».

Touraine « surprise » par l'annonce du Premier ministre

Toutefois, Marisol Touraine a avoué avoir été « surprise, comme tout le monde un peu », de l'annonce mardi par Jean-Marc Ayrault dans une interview aux Echos d'une remise à plat du système fiscal, une promesse du candidat Hollande. « En même temps, c'est le privilège du couple exécutif de pouvoir dans notre pays décider de lancer des transformations », a-t-elle ajouté.

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« Le système fiscal français est devenu très complexe, quasiment illisible, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu'ils paient est juste, que le système est efficace », a déclaré Jean-Marc Ayrault dans Les Echos.

La fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG évoquée

La question d'une fusion de l'impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG), mesure défendue par François Hollande durant sa campagne mais repoussée ensuite aux calendes grecques, « fera partie du débat », parmi un vaste éventail de sujets incluant « la politique de l'emploi, les investissements, la formation professionnelle et le pouvoir d'achat » a précisé le Premier ministre.