L'assureur mutualiste Macif a dégagé un bénéfice net plus que doublé en 2012, à 124,8 millions d'euros, soit un net rebond après une année 2011 marquée par les déboires de sa filiale spécialisée dans les risques d'entreprise, selon un communiqué publié lundi.

Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé de 3,6%, à 5,47 milliards d'euros, malgré la hausse du nombre de sociétaires (+0,8% à 4,87 millions). Le groupe a justifié ce repli par de moindres versements en assurance-vie, même si la collecte nette (versement moins retraits) est restée positive, à contre-courant de l'ensemble du marché.

Dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2015, la Macif souhaite atteindre, à cette date, un résultat net récurrent de 150 millions d'euros, en normes françaises. Le bénéfice net de 124,8 millions annoncé lundi s'entend en normes internationales IFRS.

« En 2012, nous avons réalisé 98 millions (de bénéfice net en normes françaises, NDLR). Nous sommes un peu en avance sur notre plan », s'est félicité auprès de l'AFP Jean-Marc Raby, directeur général du groupe. En 2011, les résultats de la Macif avaient été plombés par les difficultés de Macifilia, sa filiale spécialiste des risques d'entreprise, qui avait subi une perte de 108 millions d'euros et avait dû être recapitalisée par sa maison mère à hauteur de 130 millions d'euros.

Sur le segment des entreprises, la Macif et la Matmut, toutes deux membres de la société de groupe d'assurance mutuelle (Sgam) Sferen, ont justement indiqué la semaine passée avoir engagé des travaux pour faire de Matmut Entreprises une filiale commune aux deux entités dans l'assurance de dommages. « Les discussions avec la Matmut (...) pourraient aboutir à la fin du second semestre. Si tel était le cas, nous prendrions une participation minoritaire dans Matmut Entreprises », a prévenu M. Raby.

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L'an passé, l'assureur mutualiste a notamment profité d'une amélioration de sa rentabilité technique en dommages. Son ratio combiné (coût d'indemnisation des sinistres et frais généraux rapportés aux primes perçues) a atteint 104,3%, contre 106,8% l'année précédente. L'assureur entend le ramener à 100% au plus d'ici 2015, afin d'être au moins à l'équilibre.

Assurance-vie : collecte nette de 238 millions d'euros

Son chiffre d'affaires a majoritairement été généré par ses activités en dommages (55%), l'épargne pesant pour un tiers (34%) et la santé-prévoyance pour 11%. Au sein de l'activité dommage, l'habitation a tiré son épingle du jeu avec une forte croissance (+12%), dopée par la progression des tarifs, l'automobile affichant une progression plus modérée (+1,7%). En assurance-vie, le groupe a réussi à terminer l'année avec une collecte nette de 238 millions d'euros, malgré une baisse de 13% des versements.

Interrogé sur les perspectives pour 2013, en termes de chiffres d'affaires, M. Raby a répondu espérer « une croissance de quelques pourcents, grâce à la santé-prévoyance et à l'IARD (dommages) notamment ».