Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a déclaré mercredi sur France 2 que le gouvernement maintenait à « 500 millions d'euros » le coût pour les finances publiques des dispositions budgétaires censurées samedi par le Conseil constitutionnel.

Elle réagissait à une information du quotidien économique Les Echos assurant mercredi que l'impact sur les finances publiques de la censure de certaines dispositions du budget 2013 par les Sages dépasserait le milliard d'euros, soit le double du montant évoqué par le gouvernement.

« Je crois que la presse spécule un petit peu (...) Lorsque nous parlons de 500 millions, nous évoquons notamment, mais pas seulement, les 75% (de taxation sur les revenus supérieurs à un million d'euros par an) », a indiqué Mme Vallaud-Belkacem en confirmant au passage que le gouvernement entendait réintroduire ce dispositif censuré.

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« Lorsque la presse va plus loin, elle évoque un certain nombre de dispositifs censurés comme le déplafonnement des niches fiscales outre-mer (...) pour une part source de recettes pour l'Etat et pour une autre part source de coût pour l'Etat », a-t-elle ajouté. « Nous restons sur ce chiffre de 500 millions d'euros. L'essentiel, au fond, c'est que la trajectoire des finances publiques n'est pas remise en cause par la décision du Conseil constitutionnel, aucunement », a insisté Najat Vallaud-Belkacem, qui maintient également le chiffre de 0,8% de prévision de croissance pour 2013.