Le CAC 40 devrait progresser de +0,09% à l'ouverture, d'après les contrats à terme d'avant-séance. La veille, l'indice du CAC avait perdu 0,46% à 8.104,09 points, en recul de 37,83 points.
Paris et les Bourses européennes attendent jeudi l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui sera vraisemblablement la dernière de son patron Jerome Powell.
La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) suivra jeudi. Les deux institutions ne devraient pas toucher à leur taux directeur mais devraient émettre des commentaires sur les risques d'inflation.
« Il n'y pas de crainte d'inflation structurelle pour le moment », estime Christopher Dembik pour Pictet. « Il est donc probable que la Fed laisse toutes les options possibles sur la table, juste au cas où, mais s'abstienne de s'engager à une hausse future des taux. La BCE devrait adopter la même approche demain ».
Les marchés seront encore sensibles aux prix du pétrole, qui ont atteint des niveaux records depuis la trève du 8 avril dans la région du détroit d'Ormuz.
Mercredi peu après 08H00 de Paris, le Brent s'échangeait à 111.71 dollars le baril (+0,40%), alors que le WTI américain reculait légèrement (-0,13%) juste en dessous du seuil des 100 dollars (99.80 dollars).
« Cette hausse s'explique par l'attente fébrile de la réponse de Donald Trump à la dernière proposition iranienne », décrypte John Plassard de Cité Gestion.
« Un élément encore plus structurant vient bouleverser l'équilibre du marché: la décision des Émirats arabes unis de quitter l'OPEP, remettant en cause la cohésion même du cartel », ajoute-t-il.
Paris et les autres places boursières doivent aussi digérer une information sur l'intelligence artificielle, « qui représente aujourd'hui une part significative de la valorisation des marchés actions » rappelle John Plassard.
Open AI (non cotée en bourse) peine à atteindre ses résultats en termes de revenus et d'utilisateurs, selon une information du Wall Street journal publiée mardi, avant les résultats des géants de la tech aux Etats-Unis mercredi et jeudi.
« Une start-up qui manque ses objectifs n'aurait pu être qu'un problème mineur pour les marchés financiers mondiaux, si elle ne se trouvait pas au centre d'un écosystème de l'IA pesant plusieurs centaines de milliards de dollars et regroupant les plus grands noms mondiaux, parmi les mieux valorisés », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.
Parmi les valeurs à suivre :
TotalEnergies : le groupe a annoncé un bénéfice net en forte hausse de près de 50% à 5,8 milliards de dollars au 1er trimestre, marqué par la flambée des prix du baril et à la pompe.
Airbus : l'avionneur européen est en revanche pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux (chute du bénéfice net de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres).
Amundi : le premier gestionnaire d'actifs en Europe a enregistré une hausse de ses encours (+7%, collecte nette de 32 milliards d'euros) et de ses bénéfices au premier trimestre (+15% sur un an, à 344 millions d'euros).














