Vers 08H30 GMT, TotalEnergies prenait 3,97% à la Bourse de Paris après avoir grimpé de plus de 7% dans les premiers échanges.

Ailleurs en Europe, Eni avançait de 3,53% à Milan, Shell de 5,32% et BP de 4,70% à Londres. Repsol grimpait de 4,29% à Madrid. Equinor s'envolait de 7,81% à Oslo.

Cette envolée du cours des actions est la conséquence directe de la hausse des prix des hydrocarbures causée par les répercussions du conflit engagé au Moyen-Orient par les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

Lundi, le prix du baril évoluait au-delà des 80 dollars, le conflit faisant redouter des perturbations de l'offre de brut, alors que les investisseurs s'interrogent sur l'évolution de la crise.

Vers 08H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord flambait de 9,98% à 80,14 dollars. Il avait ouvert à plus de 82 dollars après le week-end. Le baril de WTI nord-américain s'envolait de 9,21% à 73,19 dollars.

Le Brent, référence internationale de l'or noir, avait déjà progressivement intégré une prime de risque géopolitique pour s'afficher à 72 dollars vendredi, loin des 61 dollars du début d'année.

Après l'attaque de deux navires dimanche au large des Emirats arabes unis et d'Oman, l'Organisation maritime internationale (OMI) a appelé les compagnies maritimes à « éviter » la région. Le prix des assurances devient prohibitif, et les principales compagnies ont confirmé suspendre leur passage.

Conséquence : le transport maritime via le détroit d'Ormuz, par où transite quelque 20% de la consommation mondiale de pétrole (environ 20 millions de barils par jour), est de facto suspendu.

En théorie, les pays importateurs de pétrole disposent de réserves, les membres de l'OCDE devant maintenir 90 jours de stocks.

Le prix du gaz européen a également explosé lundi, le conflit compromettant l'exportation de gaz naturel liquéfié depuis le Golfe, et celles du Qatar. Vers 08H30 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait en hausse de plus de 24%, à 39,915 euros.