L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), adossée à la Banque de France, indique lundi dans son programme 2026 qu'elle « surveillera la maîtrise des risques liés aux interconnexions au sein du système financier ».
Les acteurs non bancaires, qui prêtent de l'argent à des entreprises via la dette privée, un secteur en plein essor, peuvent être des assureurs ou des fonds d'investissement.
Le test de résistance sera conduit avec la Banque de France et l'Autorité des marchés financiers (AMF) à l'échelle de l'ensemble du système financier. Il impliquera les principaux acteurs français des secteurs de la banque, de l'assurance et des sociétés de gestion. Il sera finalisé en 2026.
Un rapport de synthèse conjoint sur les enseignements de l'exercice sera publié à l'issue des travaux. L'ACPR analysera également les risques liés au développement du crédit privé par les acteurs non bancaires.
Lors de son audition mercredi au Sénat, François Villeroy de Galhau avait indiqué que l'AMF, l'ACPR et la Banque de France allaient faire conjointement en 2026 « le premier test » des interconnexions entre banques, assureurs et fonds de crédit privé.
« Nous éclairerons les données, nous éclairerons les risques et nous proposerons, à la suite de ça, un certain nombre de réglementations européennes », a-t-il ajouté.
Ce secteur a connu une croissance importante au cours des dernières années et représente désormais près de la moitié des actifs financiers mondiaux. Au vu de son importance comme source de financement dans l'Union européenne, le renforcement de la résilience de ce secteur est complémentaire de la relance de l'Union pour l'épargne et l'investissement (UEI), selon la Banque de France.





















