Les ruptures de stock en grande surface ont augmenté en novembre et laissent planer le risque de pénurie sur certains produits en décembre. Voici ceux qui sont le plus touchés.

Les prix augmentent, les ruptures de stock en grande surface également. Si vous vous êtes rendus dans un supermarché ces dernières semaines, vous avez sans doute remarqué que certains rayons étaient particulièrement mal achalandés. Les chiffres du panéliste NielsenIQ, consultés par Le Figaro, le confirment : le taux de rupture en grande surface a atteint 5,6% au mois de novembre, en hausse de 1,5 point sur un an.

En tête des produits qui se font rares dans les linéaires, on retrouve les eaux en bouteille (Evian, Badoit, Volvic, etc.), en particulier dans les magasins Intermarché ou Casino. En cause, des différents commerciaux entre les marques et les distributeurs, mais également les arrêtés sécheresse pris dans de nombreuses régions, qui ont contraint à une limitation de la production.

Les oeufs et le beurre sous tension

Autre filière sous tension, celle de la volaille. Cette fois, c'est la grippe aviaire qui est à l'origine des tensions : les différentes vagues d'épidémie ont entraîné des abattages massifs et une baisse de la production, estimée à 8% sur l'année 2022. Résultat : les œufs sont actuellement le produit dont le taux de rupture augmente le plus vite : +8,8% en novembre, et même +12% la semaine passée. A ce rythme, le risque de pénurie est réel. Il pourrait avoir un impact, aussi, sur d'autres catégories de produits à base d'œufs, comme les gâteaux et les biscuits.

D'autant que la filière laitière, elle aussi, a été affectée par la sécheresse, qui a appauvri la nourriture animale et donc la teneur en gras du lait produit en France. Résultat : le beurre affiche lui aussi un taux de rupture en forte hausse : +9,4% selon NielsenIQ. Noël pourrait donc être un peu plus maigre que d'habitude.

La grippe aviaire affecte aussi un produit phare des fêtes de fin d'année : le foie gras. Là, la pénurie est peu probable, mais les quantités mises en vente seront inférieures aux années précédentes, ce qui risque d'entraîner de fortes hausses de prix.