Emmanuel Macron a assuré jeudi que le gouvernement allait mener la réforme des retraites, « qui s'impose », « par la concertation sociale et en cherchant les compromis ».

S'exprimant devant les préfets réunis à l'Elysée, le chef de l'Etat a détaillé les grands chantiers de sa politique dans le contexte économique et social difficile de la rentrée. « Dans ce contexte », la réforme des retraites « est une réforme qui s'impose » car il est nécessaire de « travailler plus longtemps dans une nation où on vit plus vieux et on rentre plus tard en moyenne dans la vie active ».

« Et donc le gouvernement la conduira par la concertation sociale et en cherchant les compromis, mais avec un objectif qui est de rééquilibrer les comptes de notre système de retraite mais aussi de créer plus de richesses pour pouvoir financer notre modèle social », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron n'a pas donné de détails sur la méthode et le calendrier, alors que certains membres de la majorité souhaitent que cette réforme soit adoptée dès cet automne dans le cadre du projet de loi de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, en dépit d'une vive opposition des syndicats et de la gauche. Le PLFSS doit être présenté en Conseil des ministres le 26 septembre, débattu en commission à l'Assemblée nationale puis à partir du 20 octobre dans l'hémicycle en première lecture.

Emmanuel Macron s'était engagé durant la campagne présidentielle à « décaler l'âge de départ légal jusqu'à 65 ans », contre 62 actuellement, à raison de « quatre mois par an » jusqu'au « milieu des années 2030 ». Il n'est plus forcément question d'un tel report, mais notamment d'un allongement de la durée de cotisation.

Professionnels : les offres en ligne les moins chères pour limiter vos frais bancaires

Devant les préfets, le président a également réaffirmé que la France n'avait « pas de marge de manœuvre » budgétaire, en raison de l'impossibilité d'accroître le déficit public et d'augmenter les impôts. « Le seul moyen de financer toutes ces politiques, c'est de créer davantage de richesses et donc », selon lui, « le cœur de la politique (...) c'est le travail ».