Le gouvernement français table dans son projet de loi de finances pour 2023 sur une croissance de 1% l'an prochain, contre 1,4% anticipé jusqu'ici, a indiqué mardi à des journalistes le ministre de l'Economie Bruno le Maire. Le ministère révise en hausse en revanche sa prévision d'inflation pour 2022 (5,3% contre 5% attendus en juillet) et 2023 (4,2% contre 3,2%).

Ces prévisions revues et corrigées s'inscrivent dans un contexte de « poursuite de la guerre en Ukraine, de tensions sur les prix de l'énergie et de fragilité économique » des principaux partenaires commerciaux de la France. Malgré ces vents contraires, « la France résiste », a assuré Bruno Le Maire. Il s'est félicité d'une croissance attendue à au moins 2,5% pour 2022.

Malgré la révision à la baisse de la croissance pour l'an prochain, « nous tiendrons les 5% de déficit public en 2023 », a promis le ministre de l'Economie. « C'est la condition de la crédibilité de la trajectoire de nos finances publiques pour l'ensemble du quinquennat », qui prévoit que le déficit revienne sous le seuil des 3% du PIB en 2027, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire a promis que malgré des « économies sur les dépenses publiques », le gouvernement continuerait « à protéger ménages et entreprises dans les situations de crise ».

Gaz et électricité : bouclier tarifaire « maintenu »

Ainsi « le bouclier tarifaire sur (les prix du) gaz et de l'électricité sera maintenu » avec toutefois des hausses de tarifs prévues au 1er janvier prochain. Mais celles-ci « seront contenues », a promis Bercy.

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La Première ministre Elisabeth Borne doit préciser mercredi le montant de ces hausses, lors d'une conférence de presse. Bruno Le Maire a par ailleurs redit que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) serait supprimée en deux temps, à hauteur de 4 milliards en 2023 et du même montant en 2024. Il a aussi confirmé que les retraites seraient revalorisées début 2023.