Les dépenses de produits de santé, en premier lieu pour le médicament, vont augmenter « de l'ordre d'un milliard d'euros » dans le budget de la Sécurité sociale pour 2022 qui sera présenté en fin de semaine, a indiqué lundi le ministère de la Santé à l'AFP.

Les cordons de la bourse se délient pour l'industrie pharmaceutique, traduction du plan « Innovation Santé 2030 » présenté fin juin par Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat avait promis une hausse moyenne de 2,4% par an jusqu'en 2024 des dépenses remboursées par l'Assurance maladie. « On sera au dessus » en 2022, avec une croissance « de l'ordre d'un milliard d'euros » pour les médicaments et les dispositifs médicaux, assure le cabinet d'Olivier Véran.

Dans la matinée, le ministre de la Santé s'était rendu sur le site de production de thérapies géniques et cellulaires CellForCure (groupe Novartis), pour montrer que « la France sait accueillir les entreprises qui développent des produits innovants », explique son entourage.

Dont acte : le budget 2022 comprendra 400 millions d'euros de « mesures nouvelles », à commencer par un doublement (de 150 à 300 millions) des crédits accordés aux laboratoires qui investissent dans la production ou la recherche, en France mais aussi ailleurs dans l'Union européenne.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui sera dévoilé vendredi, inclura aussi des articles visant à « accélérer la mise sur le marché des médicaments innovants » et à garantir leur « prise en charge à 100% à l'hôpital » - y compris en cas d'amélioration « modérée » ou « mineure ».

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Ce coup de pouce à l'innovation n'empêchera pas le gouvernement de tenter, comme chaque année, de freiner la « croissance tendancielle très dynamique » des dépenses de produits de santé. Si l'ampleur des économies visées n'est pas encore connue, l'Assurance maladie a proposé en juin d'en réaliser pour près de 500 millions d'euros.

Au bout du compte, l'enveloppe croîtra tout de même d'un milliard, sans compter les 800 millions destinés aux biothérapies d'ici 2025, dans le cadre du quatrième programme d'investissements d'avenir (PIA4).