Le groupe Covéa, poids lourd du secteur de l'assurance en France avec ses marques MMA, MAAF et GMF, a enregistré en 2020 une baisse de son chiffre d'affaires et de son bénéfice net, a fait savoir mercredi son PDG.

« Notre chiffre d'affaires pour 2020 sera en retrait d'environ 4,5% », a déclaré Thierry Derez à l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse. Cette baisse est essentiellement liée à une diminution d'activité en assurance vie. L'activité d'assurance de biens a quant à elle connu une situation « à peu près étale par rapport à l'exercice 2019 », a-t-il précisé.

En outre, le groupe a consenti l'an passé divers gestes de solidarité et des mesures extra contractuelles pour un montant total de 440 millions d'euros, afin de tenir compte du contexte de crise sanitaire et économique due au Covid-19. « Cette situation aura, a un impact sur notre niveau de résultat, celui-ci sera très sensiblement en diminution par rapport aux années précédentes », a poursuivi Thierry Derez. Le groupe détaillera ses résultats lors d'une conférence en avril.

« Le groupe reste d'une solidité tout à fait exemplaire »

En matière de solidité financière, en revanche, « notre ratio de solvabilité sera de l'ordre de 400%, à peu près au même niveau qu'il était en fin de l'exercice 2019 », a-t-il encore dit, estimant ainsi que « le groupe reste d'une solidité tout à fait exemplaire ».

Sur un tout autre sujet, à savoir la procédure judiciaire engagée par le réassureur Scor contre Covéa et Thierry Derez, ce dernier a affiché son optimisme. Mi-novembre, le groupe mutualiste et son patron avaient été condamnés à verser environ 20 millions d'euros à Scor par le tribunal de commerce de Paris, lequel leur avait reproché d'avoir utilisé des informations confidentielles dans le but de racheter courant 2018 le cinquième réassureur mondial.

Économisez sur les frais et gagnez jusqu'à 500 € grâce à notre comparatif des assurances vie

Dénonçant de « graves et multiples erreurs d'appréciation, en fait et en droit », Thierry Derez et Covéa avaient toutefois fait appel de cette décision. « Évidemment, je n'ai soustrait aucun document à la Scor, évidemment, je n'ai pas utilisé d'informations confidentielles et je ne doute pas que devant la cour d'appel, ceci soit intégralement reconnu », a martelé mercredi Thierry Derez.