Le projet de réforme des retraites du gouvernement avait été suspendu au début de l'année en raison de la pandémie mais reste érigée en priorité des priorités par l'exécutif.

La réforme des retraites ne devra être engagée avant l'élection présidentielle de 2022 que si l'économie est repartie, a estimé vendredi le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, qui est favorable à un recul de l'âge de cessation d'activité. « Si effectivement on a une économie qui est par terre parce que l'épidémie dure, parce qu'on arrive pas à repartir, il ne faut pas ajouter une réforme compliquée à une situation économique difficile », a déclaré le président de l'organisation patronale sur BFM Business.

« Mais si on repart vite, alors oui, il faudra poser la question » car « on a un sujet financier » et « un sujet de durée de vie, d'espérance de vie », selon M. Roux de Bézieux. Il a réitéré ses critiques contre le système à points proposé par le gouvernement « qui peut paraître sur le papier un système intelligent » mais « est très anxiogène. Les Français n'avaient pas confiance avant l'épidémie, je pense qu'ils n'ont pas plus confiance après ».

Dans une interview aux journaux régionaux du groupe Ebra du 8 décembre, le président du Medef avait jugé que « la partie paramétrique de la réforme, qui vise à réduire le déficit, doit commencer d'être mise en œuvre avant 2022 ».

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Le projet de réforme des retraites du gouvernement avait été suspendu au début de l'année en raison de la pandémie. Le ministre de l'Economie Bruno le Maire a toutefois assuré le 1er décembre sur LCI qu'il serait la « priorité absolue des réformes le jour où nous engagerons les réformes » une fois que la France aura retrouvé le chemin de la croissance.