Le décès du conjoint plonge lépoux survivant dans un état de totale insécurité. Au deuil sajoutent les éventuelles difficultés financières. Comment faire face aux mille et une dépenses de la vie quotidienne surtout sil y a des enfants ? Certaines aides financières ponctuelles ou permanentes peuvent permettre au conjoint survivant denvisager lavenir avec un peu plus de sérénité. Autant les connaître et les demander. Elles nécessitent en effet une démarche auprès de chaque organisme chargé de leur versement.
Lassurance veuvage en attendant la réversion
Lorsquon perd son conjoint à moins de 55 ans, il nest pas possible de bénéficier de la pension de réversion. Lallocation de veuvage garantit temporairement un minimum de ressources au conjoint survivant. On ne peut en faire la demande que si des conditions bien déterminées sont réunies.
Le conjoint décédé doit avoir été affilié cest-à-dire inscrit à un régime dassurance retraite obligatoire au cours des trois mois précédant son décès notamment comme salarié, travailleur non salarié ou demandeur demploi.
Agé de moins de 55 ans, le bénéficiaire de lallocation veuvage doit disposer de ressources inférieures, au cours des 3 mois civils avant sa demande, à 2 335,58 euros, soit 778,53 euros par mois. Lallocation veuvage est fixée à un maximum de 622,82 euros mensuels mais peut être plus faible selon les ressources du conjoint qui la demande.
Ele cesse dêtre due lorsque le conjoint survivant se remarie, conclut un Pacs ou vit en concubinage. Par ailleurs, elle est versée pendant deux années ou jusquà ce que le bénéficiaire ait atteint 55 ans, lâge à partir duquel il peut demander une pension de réversion.
Lallocation veuvage est à demander, au plus tard dans les deux ans suivant le décès, à la Caisse dassurance retraite où à la Mutualité sociale agricole (MSA) si le conjoint décédé exerçait son activité dans le secteur agricole. Enfin, elle est versée uniquement à la personne mariée qui perd son conjoint. La personne qui perd son concubin ou son partenaire de Pacs na pas droit à cette allocation.
Le capital décès de la sécurité sociale
Le capital décès versé, quelle que soit la cause du décès, est alloué par la caisse dassurance maladie dont dépendait le conjoint décédé ou la MSA. Il garantit à certains proches le versement dune somme destinée à faire face aux premières dépenses qui suivent le décès.
Pour en bénéficier, il est nécessaire que la personne décédée ait exercé une activité salariée moins de 3 mois avant sa disparition ; ou était titulaire dune pension dinvalidité ; ou percevait une rente accident du travail ou de maladie professionnelle dun taux dincapacité dau moins 66,66% ; ou percevait des allocations chômage. Lépoux survivant ne peut prétendre au capital décès si le conjoint décédé touchait une pension de retraite.
Le capital décès prend la forme dun versement forfaitaire, donc sans justificatif de dépense, de 3 472 euros. Il est versé au conjoint survivant ou au partenaire de pacs, et à défaut aux enfants.
Les autres assurances décès
Les banques associent souvent une assurance décès aux crédits à la consommation et en imposent la souscription pour les crédits immobiliers. Cette assurance permettra ainsi de rembourser tout ou partie des crédits en cours. Il ne faut pas non plus hésiter à questionner votre mutuelle, elle accorde peut être un petit capital notamment pour aider au financement des frais dobsèques.
Les employeurs sont tenus pour leur personnel, cadre ou assimilé, de souscrire auprès dun organisme de prévoyance ou dassurance, un contrat de prévoyance décès collectif permettant le versement dun capital décès fixé en fonction de la rémunération du salarié assuré au conjoint survivant ou une rente déducation versée jusquà la majorité des enfants. Bien quil ne sagisse pas dune obligation, de nombreuses entreprises du secteur privé assurent également à leurs salariés non cadres une couverture complémentaire permettant le versement dun capital décès. Dailleurs, certaines conventions collectives prévoient la souscription obligatoire dun contrat prévoyance décès collectif à destination de lensemble des salariés.
Lallocation décès de Pôle emploi
Versée au conjoint survivant, elle est égale à 120 fois le montant journalier de lallocation chômage que lépoux décédé percevait (soit environ 4 mois de chômage). Cette somme est augmentée de 45 fois le montant de lallocation pour chaque enfant à charge.
Exemple : un demandeur d'emploi décédé percevait une allocation journalière de 30 euros et avait 2 enfants à charge. Le montant versé à la personne avec qui il vivait en couple sera calculé ainsi : 30 x 120 + 30 x (45 x 2) = 6 300 euros.


















