Impôt à la source : de nombreuses erreurs lors de la phase d'essai

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Des pièces et un stylo
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La phase d'essai du prélèvement à la source, testé auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur théoriquement prévue début 2019, s'est soldée par des centaines de milliers d'erreurs, affirme samedi le Parisien, citant une note du fisc.

Selon le site internet du quotidien, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a fait parvenir en juillet une note au ministère de l'Economie, évoquant un nombre extrêmement irrégulier d'erreurs d'un mois à l'autre : elles auraient été inexistantes en janvier, avant de culminer à plus de 300.000 le mois suivant. Il n'y a « a priori pas moyen de (se) prémunir » de certaines de ces erreurs, prévient la note, selon le Parisien.

La réforme, engagée sous le quinquennat de François Hollande et déjà reportée une fois d'un an, doit conduire à ce que l'impôt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement. Sa mise en œuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts.

Le président de la République, Emmanuel Macron, a laissé cette semaine la porte ouverte à un abandon et, samedi, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a admis qu'un « arrêt » n'était pas exclu, tout en renvoyant à des considérations psychologiques et non techniques.

Des homonymes et des prélèvements multiples

A l'inverse, la note citée par le Parisien fait bien état de deux anomalies techniques récurrentes : le prélèvement à de multiples reprises de l'impôt auprès d'une même personne, ainsi que le prélèvement par erreur à un homonyme.

Si la note ne porte que sur des tests menés jusqu'à juin, le Parisien affirme disposer d'informations selon lesquelles les erreurs ont de nouveau explosé en juillet et août. Le quotidien cite des sources internes à Bercy, selon lesquelles les erreurs sont le fait des employeurs parmi lesquels, en premier lieu, l'Etat et les organismes publics.

Interrogé par le quotidien, Bruno Parent, à la tête de la DGFiP, a minimisé la proportion d'erreurs, la qualifiant d'« epsilonesque » et jugeant « absurde » l'idée qu'elles soient irréparables.

60% des Français favorables

Par ailleurs, un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche montre que 60% des Français sont favorables au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu contre 39% qui s'y déclarent hostiles. A la question « souhaitez-vous que le gouvernement mette en place le prélèvement à la source de l´impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2019 ? », 60% des sondés disent oui (32% oui tout à fait, 28% oui plutôt) contre 39% qui y sont opposés (14% non plutôt pas, 25% pas du tout) et 1% ne se prononcent pas.

Les personnes les plus favorables sont celles qui sont assujetties à l'impôt sur le revenu (66%) et les proches de La République en Marche (75%), suivis des socialistes (62%). Les Républicains étant les plus hostiles (50%).

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Par la rédaction avec AFP

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Commentaires

Publié le 2 septembre 2018 à 07h24 - #1jeanréforme
  • Homme

Dans cette affaire de prélèvement à la source, ll convient de prendre en compte, à mon avis, le fait, que :
- toute mise en place d'un nouveau système informatisé, public ou privé, génère à la marge quelques erreurs qui seront rapidement modifiées.
- ce n'est pas tant la logistique qui pose à mon avis problème mais, à mon avis, la complexité du système fiscal, avec ses nombreuses dérogations.
- 45% des français payent un impôt sur le revenu et 75% seraient déjà mensualisés (entendu sur les ondes de source apparemment sure) ce qui relativise en quelque sorte la portée de cette réforme et des difficultés de mise en place

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