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Prix de l'immobilier : y a-t-il un risque de « bulle » à Bordeaux ?

  • MoneyVox avec AFP
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Bordeaux
Bordeaux - Domaine public

Bordeaux, où a vu le jour une grogne anti-Parisiens sur fond de nouvelle ligne à grande vitesse, est la ville de France où les prix des appartements anciens ont le plus grimpé en 2017, ont indiqué mardi les notaires, réfutant néanmoins toute « bulle ».

En un an, les prix médians - autant de transactions se font à un prix supérieur, qu'inférieur - avaient bondi de 12,1% à 3.590 euros le m2 à Bordeaux à fin septembre, selon les notaires de France. Ce prix au m2, identique à celui constaté à Nice, est le plus élevé en province. En 2016, Bordeaux était déjà la ville où le m2 avait le plus augmenté, +15% sur un an, et +23% sur cinq ans. Suivent en 2017, pour les progressions de prix des appartements anciens les plus fortes de l'Hexagone à fin septembre sur un an, Nantes (+6,3% à 2.710 euros le m2), Lyon (+6% à 3.560 euros), Angers (+5,4% à 1.800 euros) et Lille (+5,2% à 3.020 euros).

En France toujours à fin septembre, les prix des appartements anciens ont gagné 5,1% dans un volume record de 952.000 transactions, avaient annoncé les notaires fin novembre. Le million de ventes « pourrait être frôlé ou franchi », ont-ils estimé mardi. « Mais nous ne sommes pas dans un phénomène de bulle immobilière », a déclaré le notaire Thierry Thomas lors d'une conférence de presse. « Nous atteignons ou nous rattrapons les prix de vente de 2011, sans pour autant battre des records sauf en Ile-de-France et sur Bordeaux ».

« Un rattrapage » plus qu'une bulle ?

« Certes importante à Bordeaux », cette hausse marque toutefois « un rattrapage », en particulier pour les maisons de l'agglomération qui concentrent la moitié des transactions, jugent les notaires de France. « Il y a l'effet ligne à grande vitesse et toute une politique de la ville qui a certainement rendu Bordeaux très attractive », a souligné Thierry Thomas.

A deux heures de Paris depuis l'entrée en service de la ligne LGV début juillet, Bordeaux a vu ses quartiers populaires se « gentrifier », ce qui a nourri une grogne, symbolisée par l'apparition de graffitis affirmant : « Parisien rentre chez toi ». « Cette installation de Parisiens va-t-elle doper le marché à outrance ? Nous ne le pensons pas. Les confrères locaux disent que cela devrait se calmer », a ajouté Thierry Thomas. Toutefois « les loyers n'augmentent pas » à Bordeaux, « ce qui signifie que le pouvoir d'achat pourrait ne pas suivre », a averti le notaire Thierry Delesalle.

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Par la rédaction avec AFP

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