Le gouvernement présentera début 2018 un plan de lutte contre la fraude fiscale, destiné notamment à renforcer le « renseignement » grâce à « l'expertise sur les données », a annoncé mardi le Premier ministre Edouard Philippe.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin « travaille à un plan complet de lutte contre la fraude qui sera présenté au début de l'année prochaine », a indiqué Edouard Philippe lors de la séance de questions au gouvernement. « La lutte contre la fraude fiscale est une exigence ancienne et parfois difficile à atteindre ». Elle « passe par une action déterminée », a assuré le chef du gouvernement, avant d'énoncer une série de pistes pour améliorer les résultats de la lutte contre la fraude.

Data mining

« Nous devons muscler notre renseignement fiscal », « avec les douanes, avec les services fiscaux, avec Tracfin (cellule anti-blanchiment de Bercy, ndlr) et avec évidemment les services de police », a détaillé Edouard Philippe. Nous devons par ailleurs « renforcer notre expertise sur les données et sur la détection des comportements frauduleux », a-t-il ajouté, jugeant nécessaire « l'utilisation des moyens les plus modernes de lutte contre la fraude ». L'« exploration de données », ou « data mining », qui tend à se développer depuis plusieurs années, permet de détecter les dossiers à risques à partir des données contenues dans les dossiers des entreprises des contribuables, et grâce à une série d'algorithmes.

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Selon les estimations, la fraude fiscale toutes catégories confondues coûterait entre 60 et 80 milliards d'euros par an à l'Etat français.