Le groupe français d'assurance Axa a lancé une vaste réorganisation de son siège mondial, qui va passer par la suppression d'une centaine de postes et le redéploiement des personnels concernés sur d'autres fonctions.

Le groupe a présenté la semaine passée aux représentants du personnel ce plan de restructuration avec pour objectif d'achever le chantier début 2018, a précisé un porte-parole à l'AFP, confirmant une information précédemment publiée par le magazine L'Argus de l'assurance.

Ce plan vise le Groupement d'intérêt économique (GIE), c'est-à-dire le siège monde d'Axa à Paris, qui chapeaute l'ensemble des activités du groupe et où travaillent quelque 750 collaborateurs. « Depuis une dizaine d'années on a eu plutôt tendance à augmenter les fonctions centrales du groupe. L'objectif est désormais de redonner plus d'autonomie aux entités opérationnelles, plus proches du client, et de concentrer le siège sur les fonctions régaliennes, de contrôle et de gestion du risque », a précisé ce porte-parole.

Aucun licenciement

Au total, plus d'une centaine de postes sont par conséquent amenés à disparaître au niveau du siège, ce qui ne devrait toutefois aboutir à aucun licenciement, l'essentiel des personnels concernés devant être redéployés sur d'autres fonctions au niveau du GIE ou dans les filiales.

Ainsi, « 150 postes sont ouverts ou à ouvrir au niveau du GIE, et par ailleurs les collaborateurs concernés par le redéploiement pourront également se tourner vers d'autres postes au sein des entités opérationnelles en fonction des profils », a détaillé Axa.

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Inquiétude du personnel

Du côté du personnel, « il y a forcément une grosse inquiétude » même si « l'ampleur (de la restructuration) est beaucoup moins importante » qu'attendu, a réagi auprès de l'AFP Joël Mottier, coordinateur national de la CFE-CGC, deuxième syndicat du groupe Axa.

On parle de « la suppression de 138 emplois, assortie suite à notre demande d'une action forte au niveau de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, NDLR) pour que tous les salariés puissent être reclassés ou transférés, qu'il n'y ait personne sur le carreau », ajoute Joël Mottier.