Lendix, le leader français du prêt participatif aux PME, change de prestataire de paiement et travaille désormais avec le Français Lemon Way. Conséquences : les comptes de ses clients, jusqu’ici détenus en Belgique, ont été rapatriés dans l’Hexagone.

Lendix, en tant d’intermédiaire en financement participatif (IFP), n’est pas autorisé à encaisser et à détenir, même provisoirement, les fonds investis par ses clients. Il doit s’adresser pour cela à un prestataire disposant d’un agrément d’établissement de paiement. Jusqu’ici, le leader français du crowdlending - qui vient d’ailleurs de racheter un de ses concurrents, Finsquare - travaillait avec Ingenico, dont la solution est homologuée en Belgique. Conséquence : les clients de Lendix disposaient, souvent sans le savoir, d’un compte de cantonnement basé à l’étranger, à déclarer comme tel au fisc. Dans le même cas de figure, une autre plateforme, Lendopolis, avait récemment jugé bon d’avertir ses clients, ce qui avait généré une certaine incompréhension.

Lire à ce sujet : Lendopolis : un compte belge à déclarer au fisc ?

La question ne se pose plus pour Lendix. La fintech a en effet décidé de quitter Ingenico et de tisser un partenariat avec Lemon Way. Poids lourd du secteur, cet établissement de paiement est basé à Montreuil et dispose d’un agrément délivré en France. Le transfert des comptes a déjà eu lieu : « Lemon Way a su nous apporter un support technique sans faille qui nous a permis de réaliser une migration technique fluide et rapide de l’ensemble des comptes clients et flux financiers », confirme Patrick de Nonneville, le directeur de l’exploitation de Lendix.

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Grâce à Lemon Way, Lendix espère aussi accélérer son développement à l’international, à commencer par l’Espagne et l’Italie. L’agrément de l’établissement de paiement l’autorise en effet à opérer dans une trentaine de pays européens.